Yannick Haenel
Jan Karski

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Jan Karski, résistant polonais, est entré clandestinement en 1942 dans le ghetto de Varsovie afin de témoigner de l'extermination des Juifs d'Europe. Il a tenté aussi d'avertir les Alliés mais s'est heurté au soupçon et au refus. Un roman documentaire sur son parcours jusqu'à sa mort en 2000 et une méditation sur l'histoire de l'infamie au XXe siècle. Prix du roman Fnac 2009. Prix Interallié 2009.
Editeur :
Gallimard
Date de parution :
3 septembre 2009
N° ISBN :
978-2-07-012311-7
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par : jostein le 31/01/2012

Le livre est composé de trois parties.
Tout d'abord, l'auteur analyse l'interview de Jan Karski par Claude Lanzman au début du film "Shoah". Jan Karski évoque sa mission de messager auprès des alliés et du gouvernement polonais en exil. Deux leaders juifs polonais l'avaient missionné pour témoigner sur le ghetto de Varsovie et sur les camps de concentration.
On suit dans cet interview toute la souffrance du souvenir, l'insuffisance de la parole.
Dans la seconde partie, l'auteur reprend le récit de Jan Karski publié en 1944.Jan Karski livre son témoignage sur les horreurs vécues par les polonais, peuple abandonné de tous et détruit à la fois par les nazis et par les russes. C'est la partie la plus active du livre qui raconte l'action de résistant de Jan Karski. C'est un vibrant hommage et une reconnaissance de la Pologne.
La troisième partie est une fiction. L'auteur s'appuie sur les éléments de la vie de Jan Karski pour interpréter ses actes et ses paroles. Il accuse notamment les alliés, et particulièrement les Etats-unis d'avoir refusé d'aider les juifs européens par peur d'une immigration massive. Il réfléchit sur la culpabilité et la réalité même de l'humanité. Après de longues nuits blanches et le silence, Jan Karski reprend sous l'influence de ses étudiants son devoir de témoignage.
Cela restera un témoignage incontournable de "ce crime contre l'humanité" ou "crime de l'humanité" que fut l'extermination des juifs européens pendant la seconde guerre mondiale avec de plus, un vibrant réquisitoire pour le peuple de Pologne.
"Face au cavalier polonais de Rembrandt, j'ai pris la décision de rester enAmérique"
" Face au cavalier polonais, je regarde, j'écoute, je suis enfin che

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par : galirad le 31/01/2012

Yannich Haennel a bâti son livre en trois parties, qui chacune à leur façon mettent la focale sur un des aspects du témoignage de Karski, suite à son passage éclair dans le Ghetto de Varsovie en 1942.
Dans la première partie, Yannick Haennel revient sur l'intervention de Karski dans le film documentaire "Shoah" que Claude Lantzmann a sorti sur les écrans en 1985, film de presque dix heures relatant l'extermination des juifs durant la deuxième guerre mondiale.
La deuxième est consacrée à un résumé que fait Haennel de cette intervention et la troisième, qui a mon sens, est la plus riche car la plus libre, c'est la traduction des pensées que Yan Karski aurait pu avoir, son analyse de l'immobilisme des États Unis face à sa révélation de l'horreur et surtout du mensonge par omission dont se sont rendus coupables les acteurs de Yalta.
C'est un livre très fort, qui a suscité énormément de polémiques lorsqu'il est sorti, car beaucoup ont voulu contester cette version des réflexions prêtées à Karski.
Cette troisième partie, qui prend appui, de toutes ses forces, sur les deux premières, est criante de vérité et de sincérité. Qu'importe si Karski n'a pas tout à fait eu cet état d'esprit le restant de sa vie, il est bon pour nous, que Yannick Haennel ait réussi à combler le vide en mettant des mots et des phrases sur ce silence définitif dans lequel Karski s'était emmuré après 1985.

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par : cinema le 29/01/2010

Jean Karski entre clandestinement dan sle ghetto de Varsovie , ceci afin que lui, voie et dit on monde ce qu'il a vu et témoigne de l'atrocité . Il est porteur d'un terrible message et tentera en vain de le délivrer dans le monde libre.En lisant ce témoignage, je pense à ces enfants, ces méres broyés dans l appareil de mort nazi. J avais les jambes tremblantes , plus jamais cela hélas. A lire et à relire comme témoignage unique ds ll histoire concentrationnaire

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par : heure bleue le 20/01/2010

Dominique Leger a tres bien commente ce livre mais j'aimerais ajouter un commentaire personnel sur le fait que tous les gouvernants des grandes puissances de ce monde connaissaient les projets de Hitler et savaient qu'ils les executeraient sans etat d'ame.Apres la guerre, des hommes , comme Jan karski qui ont essaye d'avertir de la catastrophe qui etait en train de se derouler mais en vain ,n'ont plus du croire en rien.Les gouvernants:Churchil,roosevelt,..;ont sacrifie un peuple.

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par : Cat le 15/12/2009

Ce livre m'a fait l'effet d'un coup de poing et d'un rappel à l'ordre tant cette volonté de cacher la vérité au sujet des juifs d'europe fût occultée. Roosevelt a-t-il vraiment tu cette vérité-là. Bouleversant.A

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par : PMichel le 23/10/2009

ouiaiiis c'est pas trop littéraire comme style, mais c'est vraiment que je l'ai adoré ce livre

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par : PMichel le 23/10/2009

trop génial et vraiment trocool , je kife bien Yan karski, ouais quoi ! de la balle

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par : (M.) Dominique Léger le 10/10/2009

La vérité est terriblement simple, les Alliés savaient, Jan Karski envoyé du gouvernement polonais auprès de Londres et Washington - Roosevelt soi-même - en a porté le témoignage pour la crédibilité duquel il a visité le ghetto de Varsovie et un camp d’extermination. L’auteur à son tour témoigne selon un procédé littéraire singulier : le 1er chapitre reprend les termes de l’intervention de Jan Karski dans le film Shoah de Claude Lanzmann, le 2e résume son propre récit Story of a secret state paru en 1944 à New York (traduit en France en 1948, réédité en 2004)). Le 3e chapitre est une fiction par laquelle l’auteur fait part des réflexions du témoin tout au long de sa vie bouleversée par l’échec de sa mission. C’est un magnifique bloc d’écriture où s’exprime une rage dévastatrice de la passivité des Alliés (l’espace manque pour de terribles citations ; celle-ci, ironique: « La surdité est la ruse du mal »). Et dévastatrice de sa propre personnalité : « Depuis le 28 juillet 1943 [ ] je n’ai pas trouvé le sommeil », et aussi, drôlement : « L’insomnie protège la mémoire ».
La grandeur de ce livre est littéraire - il faut lire l’épisode du Cavalier Polonais, tableau de Rembrandt à la Frick Collection par lequel le héros retrouve la Pologne de son cœur - et historique : sur ce point essentiel de l’histoire, le livre élargit la base de la conscience mondiale que « l’extermination des juifs d’Europe n’est pas un crime contre l’humanité, c’est un crime commis par l’humanité ». Cette base est désormais triangulaire : le film Shoah, le livre de Jan Karski soi-même et ce troisième sommet. De quoi ébranler l’historiographie - pas seulement stalinienne - pour laquelle ce témoignage est au mieux une thèse, au pire une manipulation. 65 ans après il faut aller à la rencontre de ce « roman » essentiel. Pour ma part, c’est « le » livre de la rentrée !

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