Tanguy Viel
Paris-Brest
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par : jostein le 31/01/2012
Louis vit auprès de sa grand-mère à Brest. Ses parents se sont exilés dans le Sud suite aux rumeurs de détournement d’argent dans le club de football où le père était vice-président.
Dans cette histoire, deux éléments sont importants : l’héritage de la grand-mère qui avait épousé un vieil officier rencontré au cercle marin et l’ « amitié » du fils Kermeur, garçon délinquant qui est l’ami de Louis.
Il entraînera Louis à voler de l’argent chez sa grand-mère, ce qui le poussera à quitter Brest pour rejoindre Paris.
Là, Louis commence à écrire la vie de sa famille. C’est l’occasion d’exprimer enfin la rancœur vis-à-vis de sa mère. Cette femme donne tant d’importance à l’opinion des autres et est tellement envieuse qu’elle déteste le fils Kermeur, ne supporte pas l’homosexualité de son plus jeune fils et reprend sa mère pour mieux utiliser son argent.
J’aime surtout le style d’écriture qui selon le rythme des phrases, le vocabulaire est parvenu à me faire ressentir les émotions de colère, d’indignation, de bien-être et de haine.
Les personnages sont très bien analysés (le fils Kermeur, le père, la mère…)
C’est un très bon roman avec une mise en abyme sur l’écrivain.
Très bon style et très bonne intrigue.
par : galirad le 30/01/2012
J'hésitais à mettre un commentaire pour ce livre tellement la page en est remplie ! J'aimerai apporter quelque chose de nouveau mais je crains de ne faire que la choeur de ce qui a déjà été largement développé au dessus.
Je me lance !
C'est à la fois une histoire de famille - n'en déplaise à certains - et l' histoire du narrateur à la personnalité un peu fuyante qui se cherche entre Brest et Paris.
C'est simple et compliqué à la fois : simple par la quête et compliqué par les moyens détournés empruntés par le narrateur pour se raconter. Il passe par l'histoire de cette grand-mère devenue riche presque par inadvertance, par cette mère dont toute trace de spontanéité l'a abandonnée et par ce père aux mains salies par des affaires douteuses. S'il avait cherché des excuses pour se faire pardonner sa nonchalance et ses indécisions, il ne s'y serait pas pris autrement !
C'est très bien écrit, presque crédible, remuant et entraînant comme la houle dans la rade de Brest.
par : Elie le 08/02/2010
Je l'ai avalé. Il était trop bon, j'en ai pris un deuxième.
J'ai visité Brest : sa rade, ses maisons coupées à la faux, ses marées silencieuses, et j'ai eu l'impression de vacances éternelles.
J'aime bien ces phrases longues qui forment la moitié d'une page et où on ne se perd jamais.
La crème de Paris-Brest est l'humour de Tanguy Viel.
par : sophielit le 23/01/2010
Voici un roman familial, autour dun homme qui écrit lui-même son roman familial.
Son histoire se partage entre Brest, où il a grandi et où il revient pour Noël, et Paris, où il vit désormais. Ses parents ont fui Brest lorsque son père a été accusé dêtre responsable dun énorme scandale financier (14 millions dérobés dans les caisses du club de football). Sa grand-mère vit à Brest grâce à sa fortune tardive (18 millions hérités dun homme dont elle a été la dernière confidente). Il y a aussi la femme de ménage de la grand-mère, madame Kermeur, et son fils, qui entraine le narrateur dans ses mauvais coups.
Le narrateur peine à se défaire de son passé, alors il écrit lhistoire de sa famille, romance et en rajoute.
Cela na lair de rien, mais la plume de Tanguy Viel nous entraine avec lui au milieu de ces personnages plus vrais que nature, et installe un suspens à la limite du supportable - disons quil ny alors rien dautre à faire que de terminer sa lecture.
Ce roman est un véritable coup de coeur.
par : patrick le 13/06/2009
Etrange de promotionner la lecture et de fermer les blogs...
L'auteur a-t-il un blog sur Orange ? Parce que ça va être supprimer. Merci pour tous les auteurs en herbe qui s'essayent à l'écriture.
par : Poutoune le 09/06/2009
Famille, je vous hais! un refrain si souvent entendu en littérature, mais quel art du règlement de compte en campant la médiocrité dans des situations qui vont de la plus grande banalité à l'extraordinaire. La mère est au centre de toutes les rancoeurs, dont le narrateur , médiocre lui même, finit par se sauver , et enfin grandir . Et cela dans un style d'une grande ironie; style qui n'est d'ailleurs pas propre à ce seul roman de T.Viel.
par : regine BERNOT le 03/06/2009
Une écriture ciselée pour un récit saccadé,une mise en abyme magistralement orchestrée pour une histoire de famille vertigineuse. L'histoire avance, recule en va et viens continuels, comme l'océan, si proche. Ce livre, que j'avais l'intention de lire, j'ai eu le plaisir de le découvrir en recevant la sélection des livres pour le prix du livre inter.
par : Franck le 18/05/2009
Le Paris-Brest est un gâteau très difficle à réussir. Il faut que cela reste léger, sinon, cela devient vite écoeurant. Mais Tanguy Viel a une plume vaporeuse qui ne plombe jamais ce qu'il fait.
par : Ludo75013 le 15/05/2009
un livre découverte...On a hâte de découvrir d'autres romans aussi agréables à lire... Un paris brest qui nous emporte et nous ramène à la Bretagne d'antan. Le prix est mérité.
par : Léna GARI le 09/04/2009
Un roman à la fois fin et puissant. Fin parce que le style de Tanguy Viel en fait une longue phrase ciselée dans laquelle l’essentiel est dit, puissant parce que les réflexions frôlées sont fortes et intelligentes.
La famille est au cœur du roman, elle est l’origine et l’aboutissement de tout. Le hasard est une personne à part entière de cette famille car c’est lui qui guide nos rencontres, lui qui provoque certaines situations embarrassantes, lui qui nous force finalement à faire des choix. Paris ou Brest, le narrateur n’a pas encore choisi, on imagine bien d’autres allers-retours entre ces deux visions de sa vie, bien d’autres compromis, mais aussi d’autres brouilles, les histoires de famille restent sans fin…
Merci M. Viel d’aussi bien parler de nous…
par : Laëtitia le 05/04/2009
Je me suis laissée porter par les critiques des internautes, ce qui m'a valu une très jolie découverte !
Ce roman familial se dévore l'écriture est très agréable.
A découvrir !
par : Yves Mabon le 02/04/2009
Un jeune homme installé à Paris après une mésentente familiale revient dans son pays natal, à Brest, passer les fêtes de Noël en famille. Seulement, alors qu'il était parti pour écrire l'histoire de sa famille, il revient avec, dans sa valise, le manuscrit de son roman familial.
Tanguy Viel a l'art de nous raconter des histoires banales, de nous décrire des personnages ordinaires avec un tel talent qu'il nous fait nous intéresser à eux. C'était déjà le cas, pour ma première lecture de cet auteur (L'absolue perfection du crime), ça l'est encore avec celle-ci.
Seulement, mon petit bémol viendrait du fait que j'ai l'impression qu'il tire toujours le même fil. J'ai eu la sensation de lire un peu le même livre que le précédent : même écriture alternant phrases courtes et phrases très longues contenant parfois plusieurs idées et propos ; écriture "parlée".
Pour qui lirait ici son premier livre de Tanguy Viel, je pense que ce serait une vraie découverte. Pour moi qui en ai déjà lu, j'avoue une petite déception
par : Philippe Doublon le 31/03/2009
Cela fait 3 jours que j’hésite à ajouter mon commentaire sur ce livre de peur d’essuyer des tirs à boulets rouges en retour : mais bon après tout, et c’est le principe de fonctionnement de ce genre de prix par internet, il faut bien un vilain petit canard au milieu de ces commentaires dithyrambiques. Voilà : je m’y suis plus ou moins ennuyé jusqu’à la moitié du livre, à essayer de comprendre le comportement masochiste du personnage principal vis-à-vis de son entourage et particulièrement de son « ami » Kermeur. Cela s’est un peu amélioré sur la seconde moitié, mais j’ai eu du mal à m’imaginer de ce qu’il faut de courage à un garçon visiblement lâche pour affronter ses démons intérieurs face à une mère de type « Folcoche » (le terme est un peu fort, je sais). Reste bien sûr l’écriture, concise et rapide, claire, limpide. Mais sans histoire qui tienne la route, ça fait un peu léger pour moi. Bref, j’appartiens donc à la partie infinitésimale de la population qui ne recommande pas cet ouvrage.
par : Double J le 23/03/2009
C'est aussi ça savoir écrire, et pour savoir il faut se mettre de l'encre dans les veines ! Du sang bleu marine qu'il y a mis le Tangy, j'vous l'avais dit. Et une sélection, une !
par : (M.) Dominique Léger le 23/03/2009
Les commentaires des internautes et les comptes rendus de la critique m’ont ôté le plaisir de la découverte, il me restait le bonheur de la lecture ; je n’en ai pas été privé ! Brest disgracieux, la grand-mère enrichie par la grâce inattendue d’un mariage de vieux, le père les mains dans la caisse du Stade Brestois, la mère cœur sec dopé au quant-à-soi bourgeois, Kermeur le mauvais génie qui dès l’enfance entraîne le fils sur des pentes improbables… Le terrible de ce « roman familial » est qu’il n’y en a pas un pour rattraper l’autre. Le narrateur peut-être (c’est le fils), on ne connaît que sa version ; il exprime lui-même une certaine faiblesse mais a le courage de résister en fuyant le chaudron et en rapportant. Le style que l’on pourrait juger facile par sa proximité du langage parlé est en réalité très écrit, sous la plume d’un rejeton énervé d’une lignée d’écrivains fondée par Céline (moins la ponctuation !!!) pour un récit contrarié et rageur. Pas de dégagement sur l’épisode paternel, peu d’indications sur les rapports du couple, rien sur l’origine de la fortune : aucune graisse, peu de muscle, que du nerf dans cette pelote qui raconte Brest, effleure Paris (très joliment, au travers des bateaux que poussent les enfants au bassin du Luxembourg, qui rappellent au narrateur les navires de sa rade natale) et tombe le rideau à Brest pour une ultime visite avant longtemps… En attendant, un cinquième livre préféré !
par : Séverin Cassan le 23/03/2009
J’ai cru plonger dans un récit « chabrolien » : le conflit de classes, l’étouffement de la bourgeoisie provinciale, l’argent comme catalyseur des événements, la famille comme creuset des passions funestes. C’est l’histoire d’une mise en abyme, où le narrateur revient sur les circonstances qui l’ont poussé à écrire un livre sur sa famille. Exercice périlleux mais, comme son « oncle » réalisateur, Tanguy Viel maîtrise à la perfection la construction de son récit. Il a aussi parfois une drôle d’écriture, une sorte « d’écriture-domino » : le début de certaines phrases reprennent, quelque fois aux termes près, la fin de la précédente. Mais de cette insistance voulue, du sillon de ces phrases où il repasse donc parfois deux fois, ressort une intrigue ciselée, qui balance entre la farce et le drame, sans que l’on sache jamais de quel coté penchera le dénouement. Réflexion - en creux - sur les liens familiaux et sur l’impératif d’y échapper pour mieux se construire, le roman s’amuse quant à lui à déconstruire les mythes bourgeois avec une verve souvent réjouissante.
par : Victoria ROUHANI le 11/03/2009
Ce qui semble au départ une histoire de famille bourgeoise banale se transforme en un roman captivant dans lequel,au gré des pages, les personnages deviennent réels et omniprésents ce qui nous fait vivre encore plus intensément cette banale mais unique histoire de famille.
par : martineh le 08/03/2009
Roman familial pétri de bons sentiments oh que non ! roman familial sans doute, quant aux sentiments il faudra les chercher ailleurs.Je l'ai vécu comme un huis-clos assez irrespirable qui m'a donné envie de me remplir les poumons d'air pur après celà, par une petite balade à Brest par exemple !Mais cependant ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit. Car j'ai beaucoup aimé ce livre qui étudie la noirceur humaine au scalpel et dont l'argent, fer de lance du roman, fait office de dynamite
par : lazou le 07/03/2009
Le narrateur-personnage ouvre son récit à Brest et centre les premiers chapitres du roman sur le personnage de la grand-mère, héritière inespérée d'un vieux monsieur dont elle était devenue la dame de compagnie. Le narrateur se révèle dépendant de cette grand-mère, dépendant aussi d'un jeune homme, le fils de la femme de ménage de la grand-mère. Incluse dans le fameux héritage, son fils l'est aussi indirectement. Son emprise incidieuse sur le narrateur, encore faible et passif à ce stade du récit, poussera ce dernier à commettre un délit qu'il se reprochera peu car il sera pour lui l'occasion d'échapper à un milieu familial étouffant et de trouver enfin son indépendance à Paris, loin de Brest. Au fil de ce récit, nous allons, mine de rien, sans que le narrateur nous y prépare, de surprise en surprise, et finalement au centre de ce roman familial trône le personnage hystérique de la mère. Il s'avèrera que c'est elle qui est à l'origine d'un climat familial nauséabond. Sans elle, il n'y aurait rien eu à raconter. Sans elle, le narrateur ne serait pas parti à Paris pour y écrire son "roman familial". Et c'est en la mettant au devant de la scène que se clôt le récit et, avec lui, les névroses de cette famille à la fois atypique et banale...
par : Aurélie Scart le 05/03/2009
Un héritage inespéré attise forcément les convoitises et les jalousies, surtout dans sa propre famille. La grand-mère du narrateur devient immensément riche soudainement, ce qui fait apparaître au grand-jour les mesquineries de chacun. Les parents exilés dans le Sud à cause de la disparition de millions de francs dans la caisse du club de foot dont le père est président (tiens, un vol ?) entendent bien que la grand-mère ne soit pas volée car cet argent, ce sera bientôt le leur… Le narrateur est englué entre des forces contraires, celle du fils de la femme de ménage, celle de sa mère, tous les deux voleurs de l’héritage mais avec des justifications distinctes, liées au jeu des apparences sociales. Il tente de raconter l’histoire de sa famille dans un récit comme un couteau qui achèvera une rupture familiale déjà bien engagée. Héritages donnés, volés, convoités. .. De quoi hérite-t-on finalement de sa famille ?
Une structure du récit en dentelle, ingénieuse et subtile, une réflexion fine sur la cupidité, le vol et le mensonge, le qu’en dira-t-on, sous la pluie fine de Bretagne. Une écriture délicate et intelligente : un moment de grand plaisir.
par : carole Le Cunff le 27/02/2009
Ce livre m'a beaucoup plu, je l'ai lu très rapidement avec beaucoup de plaisir. Son écriture faussement naïve et légère raconte l'histoire d'une famille dont les relations vont être sournoisement perturbées par des événements extérieurs. Le caractère de la mère se révèle au fil des événements. On la découvre froide et autoritaire, jouant un rôle qui va régenter le comportement des autres membres de la famille et finalement le devenir de celle-ci.
par : Francine PROTAT le 26/02/2009
Viel est le petit fils de Gide; son "famille je vous hais"personnel résonne tout au long du livre avec ce qu'il appelle "un mauvais rire".
Dans ce roman familial, fictivement autobiographique,l'auteur nous fait découvrir, au fur et à mesure, en plaçant ça et là des "pettes bombes à retardement",l'histoire d'une famille bourgeoise acharnée jusqu'à l'escroquerie et l'injustice à s'enrichir.
Viel possède un style inimitable pour raconter des situations horribles avec ironie.On sort de ce roman amusé mais un peu désespéré par la noirceur des relations familales qui y sont décrites.
par : regine BERNOT le 25/02/2009
Hum! Tous ces commentaires enthousiastes sur le petit dernier de Tanguy Viel m'ont mis l'eau à la bouche. Sans doute fera t-il parti de mes prochaines lectures, d'autant plus que j'ai déjà lu du même auteur"Insoupçonnable" que j'avais bien apprécié. J'aime le style alerte, limpide et maitrisé de T Viel, et qui peut se transformer en scalpel pour dire l'indicible.
par : Double J le 24/02/2009
Je m'attendais à la célébration, presque 100 ans plus tard, de cette course cycliste, je m'attendais aussi à l'histoire de la pâtisserie qui porte ce nom. Le délice de l'intrigue sent le praliné, je m'attendais à me pourlécher, à pouvoir décrire, sans mimétisme, un commentaire des plus sobre. Mais, c'est pire que cela, la narration, la recette et tous les ingrédients m'ont contaminé. J'ai la parfaite conviction, avant le dénouement, que vous m'aurez pardonné, mais ne comptez pas sur moi pour vous rendre le magot. Je garde les cent quatre vingt-dix pages de mon exemplaire, dans lequel, je viens de commencer mon roman familial, à moi ! Rien qu'à moi ! Merci Monsieur Tanguy Viel, ma page se remplie, dans vos marges. Rien à voir avec la crise, l'argent, le sport, les villes mortes, les histoires familiales, de toute façon, mon commentaire n'intéressera personne. PS: J'ai une envie folle de tapisser, les murs de ma maison intime, avec une pâtisserie, très ancienne. À chacun la sienne.
par : marc le 16/02/2009
Tanguy Viel raconte une vengeance familliale sur fond d'héritage litigieux et d'escroquerie dans le milieu du football.
L'histoire prend place à Brest ville décrite sans complaisance, où le narrateur a un passif à régler avec ses parents, surtout sa mère.
A cette fin, il écrit un roman familial qui a tout d'une confession où il exprime ses ressentiments et avoue sa part de tort. Il explique aussi pourquoi avant Paris Brest il y eu Brest Paris. Familial est d'ailleurs un peu abusif car le fils Kermeur à la fois si étranger et si proche de la famille y joue le rôle de détonateur.
Le style de Tanguy Viel est efficace, il va à l'essentiel et parvient à dégager une vraie puissance.
Ce livre que vous aurez fini bien avant Brest si vous prenez le train à la gare Montparnasse est vraiment une boinne surprise et vous fera passer un bon moment.
C'est aussi une vrai réflexion sur le lien entre vol et propriété.
par : josefa56 le 05/02/2009
Dans ce livre, il y a les parents, la grand-mère, le fils et narrateur Louis, et un fantôme « le fils Kermeur » qui surgit toujours au bon moment pour relancer l’action.
Louis écrit l’histoire de sa famille sous la forme d’un roman mixé de faits réels et décide de revenir chez lui pour les fêtes de Noël, son manuscrit dans la valise. La cellule familiale est recomposée mais, comme certaines parenthèses ne sont pas refermées, elle devient l’endroit où chacun laisse couleur sa haine, où les secrets sont mis au grand jour pour les faire disparaître dans l’espoir qu’ils n’ont jamais existé. Le personnage de la mère est en mi-teinte, bien qu’on sente que le fils est en train de régler ses comptes avec elle et c’est autour d’elle que se cristallisent toutes les situations.
Le roman est cruel, le narrateur a été dominé toute sa vie, il veut se débarrasser de tous ses souvenirs, oublier son entourage pour bâtir sa propre identité.
par : cinema le 30/01/2009
. C est au cercle marin , que la grand mere de Louis, le narrateur, veuve d officier de marine, a ses habitudes. elle rencontre un veillard
qui va lui léguer sa fortune. Alors les rouages d'une mécanique implacable se mettent en marche .Le pivot maléfique sera le fils Kermeur, escroc sans envergure faisant " parti des meubles, inscrusté dans le paysage comme les rochers sur la pointe de la rade ". Ce roman est la caricature de la bourgeoisie , obsédée par le qu en dira t on et prete aux mesquineries. Les protagonistes de T Viel sont faibles , ridicules. Seul le vent qui s'engouffre dans les rues rectilignes et joue sa propre partition allége par sa liberté le sentiment d oppression du narrateur, . Ce livre, que j ai aimé, il est pret pour un film comme Chabrol lais fait aussi bien.
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