Stéphane Audeguy
Nous autres
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Résumé :
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par : bri2212 le 09/06/2009
un livre très fort en émotions, voyage au milieu de l'affrique, beaucoup de sentiments. mon livre préféré du moment
par : regine BERNOT le 07/06/2009
On suit Pierre avec curiosité, le long de son périple africain, à la recherche de ce père si peu connu. Et l'on rencontre les deux visages de l'Afrique, celui des colonisateurs et celui des populations asservies. S'y mêlent les voix des esprits, tous ces Kénians morts, qui disent la souffrance de leur peuple. Un roman généreux, une écriture poétique.
par : rikku2609 le 29/05/2009
Moi aussi j'ai vécu au Kenya et retrouvé beaucoup de similitude avec ce que j'ai vécu, beaucoup de nostalgie est remontée après lecture de ce roman avec quelques longueurs parfois
par : Philippe Doublon le 21/05/2009
Ce roman est donc à 2 voix : celle de la narration du voyage (pèlerinage ?) du jeune français venu au Kenya enterré son père, résidant, et celle de ce que l’on pourrait appeler « l’esprit de la terre kenyane », « l’esprit des morts », mémoire de ce pays. J’ai préféré la seconde. Celle qui suit à petit pas évanescent le voyage du héros, évoque l’histoire du Kenya depuis ses origines jusqu’à la colonisation par les anglais et l’indépendance qui en a suivi. L’autre, nous dépeint la vie quotidienne de ce pays avec son lot de pauvreté, malnutrition, corruption, etc.
Malgré quelques passages assez fastidieux, principalement au milieu du livre, le format des chapitres est assez original, puisque nous avons 95 chapitres d’une ou deux pages maximum. Le dernier tiers du roman à ma préférence. La lecture se fait facilement, avec au détour de certaines pages, de petites merveilles d’écriture : « Il cherche également à saisir leur regard [des crocodiles], mais la chose parait impossible, leurs pupilles ellipsoïdales sont splendides comme des bijoux, mais elles s’ouvrent sur une sorte de pureté brutale qui le fait frissonner » Bref, un bon roman parce qu’un très bon écrivain, un plaisir de lecture.
par : Wilena le 21/05/2009
Un livre plein d'émotions et de voyages... gros coup de cœur de l'année pour ma part car il me renvoi sûrement à une histoire connue...
par : MAKOLOCOUL le 18/05/2009
j'ai bien aimé ce roman car il marque en quelque sorte le respect de la dernière volonté de l'être humain qui est un acte très important en Afrique.aLORS Je loue son courage et son sens de respect
par : (M.) Dominique Léger le 18/05/2009
Pour ma part, j’ai décidé de voter (les jurés ont une voix comme tous les autres internautes de la communauté - retour dans le rang !) pour Nous autres.
1- J’ai beaucoup aimé ce roman, dense, fondé, navigant avec élégance entre émotion et légèreté, porté par la puissance et la poésie d’une écriture ample qui embrasse une vision universelle du monde.
2- Nous autres est un des rares livres-monde de la liste de départ et chacun ressent l’urgence d’une littérature « aventureuse, voyageuse, ouverte aux vents du monde, soucieuse de le dire », comme le précise le manifeste pour une littérature-monde signé en 2007 par 45 parmi les plus grands écrivains français.
3- Stéphane Audeguy est un auteur dont la reconnaissance est « entre deux ». Ses deux premiers romans (La théorie des Nuages et Fils unique, à la NRF) lui ont valu les honneurs de la critique. La récompense d’un prix le pousserait vers un public plus large qui découvrirait un auteur de talent au levant de sa carrière littéraire.
4- Le génie ironique d’une phrase ne trompe pas : « autour d’elle [la carcasse], rangés par cercle, les hyènes, les vautours et les touristes,… ». Superbe métaphore du pillage que les hommes imposent à d’autres hommes, notamment les consommateurs de tourisme en boîte « aux yeux ronds de poulets de batterie… ».
par : pamifajo le 18/05/2009
Je classerai volontiers Stéphane Audeguy comme romancier historien, tant sa façon de disséquer l'Histoire du peuple Kényen se mélange étroitement avec l'histoire de son héros.
par : pamifajo le 17/05/2009
L'un des plus beaux voyages sur l'Afrique que j'ai lu ; une vraie sensibilité, un regard sur le Kenya sans aucun cliché. Un vrai beau roman poétique, qui vous transporte loin, très loin...
par : Yves Mabon le 08/05/2009
Oserais-je avouer que j'avais peur en ouvrant ce livre : peur parce que je n'avais pas aimé La théorie des nuages du même S. Audeguy, peur parce que le sujet ne me tentait pas et que je sentais un certain élitisme de mauvais aloi ? Que nenni ! Je suis entré dans ce livre pour ne plus en sortir (sauf à la fin, bien sûr !). Quel style ! Le chapitre 0 est à mon sens le plus beau dans l'écriture alors qu'il raconte ce que Pierre vit de pire dans ce pays : un safari. Il émane des ces lignes une poésie qui incite à continuer sa lecture. La suite, si elle est moins poétique, témoigne de la beauté de l'écriture de Stéphane Audeguy. De belles phrases, souvent longues. Pas toujours de verbes. L'histoire n'est pas en reste et pour qui n'aime pas particulièrement le Kenya, rien de rebutant, bien au contraire : on apprend énormément de choses sur ce pays sans avoir la sensation d'assister à un cours d'histoire. L'idée d'utiliser les voix des morts de la Terre est lumineuse et prolonge la poésie du livre.
Le rythme est lent volontairement, s'adapte au climat du pays et nous permet d'y voyager en douceur. Rien à voir avec la soi-disante indolence africaine, concept qui n'a court que dans l'hémisphère nord, parce si nous, nous parcourons le Kenya au rythme des longues phrases de l'auteur, les Kenyans eux vivent vite, conduisent vite sur leurs routes cabossées et courent vite, notamment Anyango, championne de marathon, comme d'autres des ses compatriotes. Quant à cet élitisme évoqué plus haut, j'admets que ce livre n'est sûrement pas le plus facile que j'aie lu, mais il est largement lisible par le plus grand nombre.
par : Séverin Cassan le 20/04/2009
On devrait peut-être se méfier des romanciers qui savent de quoi ils parlent. Alors voilà, dans « Nous autres », une petite note en page 4 nous prévient : Stéphane Audeguy est parti vivre au Kenya. Il n’a pas perdu son temps : histoire du peuple indigène, de la colonisation, de sa faune, de son économie passée et présente, etc.
Cet effort d’érudition est au service d’une réelle ambition littéraire : récit choral où se croisent avec justesse les existences, roman qui livre un regard acéré sur la (néo-)colonisation, sur la vacuité d’un certain développement économique et sur la tentation d’un retour aux sources, « Nous autres » est une interpellation rugueuse sur la marche du monde, que rythment les pas du Progrès.
Le héros remonte le cours de son histoire et, ce faisant, à travers le Kenya, berceau de la civilisation, c’est l’Histoire du monde qu’il remonte.
Tout est précis, exact, documenté donc, mais ce tout m’a parfois donné l’impression de lire un précis plus qu’un roman, par ailleurs souvent très bien écrit. J’en suis resté éloigné, presque déçu, comme l’on serait déçu d’une pièce de théâtre doit on apercevrait l’envers des décors.
par : michele beranger le 19/04/2009
Ce livre axé sur l'histoire du Kénya me semble plus un commentaire qu'un roman.On remplit plus facilement des pages avec l'histoire quand l'imagination fait défaut, rien à voir avec un roman comme l'oeil de l'auberge ou les membres du jury devraient déceler sans peine les qualités essentielles qu'ils recherchent !
par : nico51 le 14/04/2009
Quel voyage peu banal avec "Nous autres"! C'est en effet avec Pierre et le mystérieux cadavre de son père que Stéphane Audeguy nous fait découvrir le Kenya et son histoire. Ce livre est un peu un documentaire, trés imagé, avec toutefois une écriture directe et parfois ironique. J'en ressors riche de culture africaine. J'ai beaucoup aimé!
par : pamifajo le 26/03/2009
L'auteur nous fait découvrir un autre Kénya, pas celui des safaris, mais le Kénya profond, celui des entrailles de l'Afrique, celui du coeur et des racines de ce continent
par : FANFAN le 12/03/2009
M Leger est pris comme jury, soit, ce qui ne l'autorise pas à étaler son savoir dans toutes les critiques, y compris sur les autres internautes, celà fini par devenir agançant, si c'est sur ce critère qu'Orange a fait son choix, bravo !!!!!
Il n'y a pas une critique où il ne mouche pas un lecteur.
par : Léna GARI le 06/03/2009
Différentes séquences se succèdent dans ce roman particulier très visuel.
Le récit est centré sur Pierre venu au Kenya récupérer le corps de son père Michel, et plusieurs chapitres nous livrent leur histoire. Mais l’essentiel est ailleurs, dans l’évocation de ces hommes et de ces femmes qui ont traversé anonymement souvent l’histoire du Kenya. Aussi, de nombreux chapitres sont dédiés à la construction du premier chemin de fer du pays, et aux sacrifices humains qu’elle a engendrés.
Le narrateur s’attache à quelques figures pour transmettre au lecteur un peu de l’âme du pays. Mais justement, qui est ce narrateur, ce « nous autres » qui semblent tout connaître du pays ? Il est sans doute l’âme des peuples qui ont hantés cette région, témoins muets de la destinée humaine.
Un beau roman imprégné de sagesse, je rejoins donc les autres commentaires en le pressentant pour faire partie des 30...
par : (M.) Dominique Léger le 06/03/2009
Votre interpellation Double J est délicate : vos préférences sont légitimes par définition. Permettez cependant 2 ou 3 remarques. Nous autres - je n'y reviens pas, est un très bon livre, ouvert sur la planète et ses défis du jour (un livre-monde !). Vos arguments concernant "A l'angle du renard" et Chucho donnent envie de les découvrir. Paris-Brest est largement reconnu comme un bon livre, un peu franco-français à mon goût. Je suis réservé sur "Fabrique moi des ailes" que je n'ai pas lu et pour lequel je pressens un syndrome type "L'œil de l'auberge".
par : Double J le 05/03/2009
Il faut une pré-selection, n'est-il pas ! J'attends un peu de vos avis pour mes préférences !
par : (M.) Dominique Léger le 04/03/2009
Il m'est agréable que vous n'ayez pas été déçue par ce livre et que même vous l'ayez "préféré". Nous sommes maintenant trois à pousser Nous autres. Haut les cœurs !
par : valérie LALOYER le 03/03/2009
Je découvre cet auteur et je dois dire que son roman vaut bien la peine qu'il y a mise. En refermant ce livre j'ai eu l'envie soudaine (et sans doute stupide) de prendre le premier vol en partance pour le kénya et d'aller à la rencontre de cette Culture, mieux encore j'avais envie d'aller poser la main là où l'homme n'avait encore jamais mis le pied. Mais il faut que je me rende à l'évidence : je suis comme "nous autres", une simple lectrice...qui observe et s'insurge face à tant de vérités et de gâchis. On retrouve l'Homme dans sa naîveté, dans son humilité et dans sa bêtise. Un roman qui prend position mais d'une manière cohérente, avec des pesonnages justes, ça force le respect. Bel ouvrage Mr Audeguy. Clein d'oeil Mr Léger, vous avez eu du nez sur ce coup là, merci.
par : (M.) Dominique Léger le 28/02/2009
Je suis heureux que des internautes m’aient rejoint sur l’appréciation de ce grand livre. Je fais le pari qu’il puisse ne pas être loin du sommet final.
Je rougis sous le compliment de Mme Valérie Laloyer, en lui précisant que mon ressenti concernant Philippe Labro est purement intuitif. L’ayant vu récemment dans une émission littéraire, je persiste en ajoutant suffisant à arrogant. J’ai tiré de ma vie professionnelle et de ses fréquentations la détestation de ce genre de personnages (le plus souvent masculins). Voilà ! Pas plus : il « se fout » de mon jugement, pas moins : je n’achète ni ne lis ses livres, en ayant la conviction de ne pas passer à côté d’un grand écrivain. Tout cela mériterait un développement mais ce n’est pas le lieu.
par : Double J le 27/02/2009
Si je n'avais vu “Le cauchemar de Darwin” je dirai, STOP. Mais là, j'en ai bu de ces mots pour épancher ma soif de lire, car l'espoir est permis. Je viens de rencontrer un écrivain. Celui qui observe, vous observe ; celui qui pénètre, vous pénètre ; celui qui ne nous juge pas : Nous autres.
Stéphane Audeguy trempe sa plume dans cette encre datée au carbone 14, il sait aussi faire surgir la lave du Longonot éteint. Il tisse dans les méandres d'un berceau, la soif de vivre de l'espèce humaine, par delà les procès d'intention. La femme Afrique est là, féline, le chasseur d'image ne la shootera pas...
Merci, à vous aussi, commentateurs, vous avez su titiller ma pépie. J'avoue être sous le charme. Dois-je renchérir ?
par : valérie LALOYER le 27/02/2009
Je ne me serais sans doute pas arrêtée sur ce livre si je n'avais lu le commentaire de Monsieur Dominique Léger qui me paraît être un lecteur et un critique incontournable. Je me fie donc à vous Monsieur et vous fais confiance (c'est énorme ce que je dis là!...)Et puisque je vous ai sous la main, dîtes nous à l'occasion ce que vous trouvez d'arrogant chez Mr Labro. Vous ne le trouvez sans doute pas à la hauteur du talent qu'on lui accorde (et il n'est pas le seul soit dit en passant..), mais de là à parler d'arrogance...Je ne porte pas de jugement à votre commentaire je veux juste comprendre. Je vous souhaite de bonnes lectures, pour ma part je vais me vautrer dans mon fauteuil et attaquer Stéphane Audeguy sous vos conseils avisés.
par : Aurélie Scart le 24/02/2009
Pierre arrive au Kenya à la mort de son père qu’il n’a jamais connu. Il quitte alors une existence molle sans destinée pour une vie neuve qu’il construit par rencontres successives, tout comme s’est avancée la ligne de chemin de fer construite au Kenya. Un narrateur inconnu « nous autres » scande le récit. Tour à tour, voix de l’humanité, voix de la mort, ou celle de la Terre regarde Pierre dans son éveil à la vie dans le corbillard qu’il fait rouler à la recherche d’une sépulture où son père puisse reposer. La loi ancestrale s’imposera en défi aux hommes.
Un livre comme un long souffle littéraire, chaud et envoûtant. Une longue parabole, presque une oraison, sur le respect du vivant, sur le sauvage et le civilisé.
par : (M.) Dominique Léger le 11/02/2009
Voici une fable écologique puissante sous couvert d’un roman subtil, violent et doux qui scénarise Michel, Pierre, Françoise, Akwam, Anyango et les autres. Il fait appel à la mémoire des 80 milliards de morts qui ont foulé la Terre de leurs 2 pieds depuis le commencement des temps et interpelle les 7 milliards de vivants, nous autres quoi ! Tous les avatars y passent de la destruction qu’impose l’homme à son environnement : la nature bouleversée, les animaux décimés, les hommes déracinés, les peuples colonisés… La scène se passe en Afrique, au Kenya, berceau de l’Homo sapiens sapiens et théâtre moderne de tous les excès. La littérature est irremplaçable pour asséner avec élégance et légèreté les vérités les plus terribles. Un roman engagé de notre siècle, sa réussite est à la hauteur de son ambition.
par : (M.) Dominique Léger le 11/02/2009
Quelle belle occasion d'enfin découvrir Stéphane Audeguy dont j'ai laissé passé La théorie des nuages et Fils unique. Ni un écrivain confirmé, ni un novice... Je le pressens dans ma sélection (après Ramon et Un juif pour l'exemple). A suivre !
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