Pierre Péju
La diagonale du vide

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Marc Travenne est un designer à succès. A la suite de la mort brutale de son associé et ami, il décide de tout arrêter ayant l'impression d'être passé à côté de sa propre histoire et d'avoir une existence vide de sens. Réfugié dans un gîte perdu en Ardèche où ne passe qu'un sentier de grande randonnée, il aperçoit un soir, une marcheuse blonde et énigmatique qui suit la diagonale du vide.
Editeur :
Gallimard
Date de parution :
27 août 2009
N° ISBN :
978-2-07-078103-4
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par : jostein le 23/09/2010

Ce roman est assez étrange parce qu'il part d'une retraite d'un homme d'affaires, fatigué du rythme de son travail et surtout ébranlé par la mort subite de son seul ami et nous entraîne sur des péripéties militaires en Afghanistan. Le lecteur ne s'attend pas à un tel écart entre l'état mental initial de Marc Travenne et l'endroit où il va nous emmener.

Conscient du vide de sa vie comme sur cette diagonale (chemin de randonnée) où il rencontre une jeune militaire, il va en quelque sorte se lancer dans la vie et le malheur des autres. Tout d'abord, il recherche cette jeune femme énigmatique puis il va renouer avec une ancienne amie atteinte d'un cancer incurable.

On s'éloigne alors en Afghanistan et on plonge dans les horreurs de la guerre et de l'armée.

Toutes les impressions qui me venaient à la lecture de ce livre étaient de suite confirmées par le narrateur. Il avoue se noyer dans le malheur des autres, s'étonner d'histoires aussi rocambolesques, avoir compris le lien avec Luc, le fils de son ex-amie et reconnaît le cumul abusif d'évènements étranges qui croisent sa route.
Le lecteur aussi, reste en marge de cette histoire qui arrive bizarrement dans la vie de Travenne.

Mais l'écriture est sublime, les histoires nous embarquent très loin (souvent trop loin) et l'émotion est présente, surtout avec le jeune Luc. Par contre, les malheurs de la jeune militaire m'ont peu touchés ce qui correspond aux remarques de l'auteur sur la guerre et l'armée.

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par : Nine le 22/02/2010

Je suis tombée amoureuse de l'écriture de Pierre Péju avec "La petite Chartreuse".J'ai donc presque tout lu de lui : "du rire de l'ogre", en passant par "Naissances" "Vie courante" "coeur de pierre" ...
Il est devenu un de mes auteurs préférés que j'ai rencontré cet automne. Le titre m'a interpelé. je ne connaissais pas cette diagonale là.Ecriture poétique où les mots ont une place de choix.On se laisse vite absorber par l'histoire et on a envie de croire à cette rencontre,de prendre le même chemin que celui de la marcheuse, de la suivre, de vivre à ses côtés pour connaître son histoire.J'aime chez Pierre Peju ses descriptions de paysages si précis qu'en fermant les yeux on peut les faire vivre devant nous. idem pour les personnages. Oui je crois que c'est ce que j'aime dans l'écriture de Pierre Péju l'importance dans les mots choisis, sa précision dans les détails

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par : heure bleue le 16/02/2010

C'est un livre d'une bonne qualité litteraire .Le rythme meme dans les descriptions n'est pas du tout ennuyeux et meme on a du mal à lacher le livre.On est curieux de connaitre ce qui va arriver à la belle marcheuse.Bon livre!

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par : (M.) Dominique Léger le 03/10/2009

Pierre Péju est de ces auteurs contemporains qui concilient qualité littéraire et assentiment public (prix Inter 2003 pour La petite chartreuse et prix du roman FNAC 2005 pour Le rire de l’ogre). Éclectique, il a signé entre autres une dizaine de romans qui tricotent les états d’âme d’hommes-albatros sur le bateau de la vie qui les trimbale. De ce thème au cœur de la littérature, il livre une version ancrée dans la vie d’aujourd’hui : réussite sociale et financière, famille sacrifiée, divorce, enfants que l’on ne voit pas grandir, envie de tout laisser tomber, mélancolie qui pousse à épouser le vide de campagnes françaises authentiques… Le roman trouve là son titre : les géographes désignent la « diagonale du vide », étroite bande de terre qui partage le pays des Landes aux Ardennes, préservant un territoire sauvage que la population a déserté. Le livre prend sa force au travers d’une intrigue de roman policier que servent une analyse psychologique subtile de ses acteurs - seconds rôles inclus (Jean qui tient le café rural à l’enseigne de l’ÉTOILE du RÉCONFORT… et termine en sage ses phrases par « mais bon… ») - une écriture classique empreinte de poésie et du bonheur des mots (« J’ai aimé son accent rocailleux, sa voix comme une motte de terre sèche qu’on effrite »). Cette quête de « l’étoile du réconfort » nous concerne et nous touche : il ne faut pas manquer ce livre terriblement humain.
ps on peut y voir un scénario et même se faire un casting. Ce n’est pas une obligation pour apprécier comme ici l’œuvre littéraire !

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par : Francine PROTAT le 23/09/2009

Un bon scénario..Qui en fera un film?Avec François Cluzet par exemple...

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