Nicolas Fargues
Tu verras

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Imaginer ce qu'il pourrait ressentir si son fils venait à mourir brutalement a été pour N. Fargues le point de départ de ce roman, qui parle aussi d'amour et de solitude. Dans les jours et les semaines qui suivent la mort accidentelle d'un préadolescent, son père revit les circonstances du drame mais aussi leur vie et tout ce qui commençait à les opposer. Prix France Culture-Télérama 2011.
Editeur :
POL
Date de parution :
3 février 2011
N° ISBN :
978-2-8180-1313-7
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par : ValC le 21/01/2012

Là encore une musique à jamais associée à son fils mort accidentellement, cette musique qu'il détestait et que maintenant il écoute jusqu'au bout.. C'est aussi l'histoire de la difficulté à être père, des sermons à répéter devant un ado indifférent, les deux mondes qui n'arrivent pas à se comprendre vraiment, la mort brutale de l'enfant qui fait voir la réalité en face, telle qu'elle est et telle qu'elle était finalement...

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par : Yves Krempper le 18/01/2012

Un père divorcé et son fils préadolescent dont il a la garde.des relations qui commencent à devenir conflictuelles.au sujet des résultats scolaires,des habits,des besoins d(indépendance...le conflit de générations me direz-vous.Ce n'est pas une nouveauté.c'est même banal mais si ce fils disparaissait brutalement? s'il était foudroyé à douze ans?voilà qui change tout!
Et c'est ce drame,cette séparation sans retour qui est le sujet du livre de Fargues.Le futur que contient le titre du roman est trompeur..Il participe en réalité du "no futur" La phrase fétiche du père,convaincu du bien-fondé de ses valeurs
"Tu verras" prononcée si souvent se vide de tout son sens.
La cérémonie au crématorium déclenche chez le narrateur un véritable cataclysme.ce père aimant,mal aimant sans doute va se remettre en cause.L'auteur livre un texte poignant qui par mimétisme épouse la douleur éprouvée.

S'opère ensuite une remontée dans le temps où les souvenirs obsédant occupent tout l'espace mental d'un père culpabilisé.
Lorsqu'on repose le livre,on ne peut s'empêcher de se poser des questions sur la filiation, la transmission des valeurs.L'enfant qui veut conquérir son indépendance,l'acceptons-nous? lui donnons-lui le droit de se construire,même contre nous?Que signifie aimer vraiment?
assurément ce livre sur le deuil et la paternité frappe par sa modernité.
Un livre à conseiller

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par : galirad le 16/01/2012

Disséquer l'amour filial au travers de la mort de son enfant est un vaste et laborieux chantier dont Nicolas Fargues ressort en ayant pris encore plus d'épaisseur à mes yeux.
Je savais qu'il pouvait écrire des histoires baignées de thèmes graves (la maltraitance, le désamour, les affres de l'éloignement...).
Mais avec "Tu verras" je trouve qu'il a franchi une étape supplémentaire ! Tous ces détails fleurant le parfum des regrets et des remords, nous obligent à faire face à notre propre comportement face à nos enfants et les désaccords qui jalonnent nos relations. Ce roman ne raconte pas seulement la mort d'un fils et le chagrin d'un père mais il a aussi pour mission de nous rendre attentifs face à nos exigences avec nos propres fils.
C'est en cela que je reconnais, dès lors, à Nicolas une dimension supérieure dans son écriture, qui parvient à toucher à quelque chose que j'aurais envie de qualifier d'universel.
Merci pour cette humble démonstration qui peut avoir pour vocation d'avertissement et de vigilance à préserver !

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par : jostein le 14/01/2012

J'ai lu de nombreuses critiques élogieuses sur ce livre et appréciant le style de Nicolas Fargues, je ne pouvais pas rater ce dernier roman.
Le thème de la perte d'un enfant ne peut évidemment que nous concerner et nous émouvoir en tant que parents; mais Nicolas Fargues reste très pudique sur ce deuil et garde un oeil très ouvert sur les choses qui l'entourent. Le sujet principal est l'éducation difficile des adolescents, l'ingérence inévitable de tout parent puis la culpabilité face à sa façon de vivre (divorce, nouvelles rencontres) et enfin celle face à cette perte cruelle.
En tant que parent, il est difficile de ne pas sortir ce fameux "Tu verras", ces leçons de morale parce que nous voulons le meilleur pour notre enfant. Mais il est si difficile de donner des leçons quand notre propre vie n'est pas un modèle. Un enfant ne put pas sortir indemne d'un divorce. Bien sûr, personne ne peut donner de conseils sur l'éducation et malheureusement les parents reproduisent souvent ce qu'ils ont vécu dans leur propre relation parents-enfant.
Tous ces discours paraissent désormais futiles à Colin qui reste seul face à cette peine. Il sait qu'il a perdu sa plus grande réalisation.
Alors, on peut être un peu surpris par ce voyage en Afrique et la rencontre avec Monsieur Fofana, mais j'y vois la symbolique de chercher une autre raison à cette vie foutue en l'air, un moyen comme un autre de retrouver des forces pour continuer.
Beaucoup de choses restent en suspens dans cette histoire, comme les motifs de l'accident ou le devenir de Colin mais l'importance du livre est dans l'introspection, le chemin parcouru pour assimiler le pire.
Cette fois encore, j'ai beaucoup apprécié le style de l'auteur qui précise les choses, qui détaille son environnement et qui avance progressivement dans la compréhension d'une situation. Il y a bien sûr beaucoup d'émotions mais aussi un réalisme assez cru et moderne.

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par : cec le 13/01/2012

On se retrouve dans l'attitude de ce père qui reprend son fils pour des broutilles, et le regrette après son décès. Ce livre nous fait prendre conscience que ces petites choses nous pourrissent bien la relation à nos ados!

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par : silencieuse le 11/01/2012

Le sujet est certes douloureux et on ne peut imaginer sans frémir le drame intolérable que représente la perte de son enfant. Nicolas Fargues parle d’amour mais mélange la souffrance d’un père, Colin, à celle du mari abandonné, du fils rejeté, de l’amant méprisé, lui qui est tout cela à la fois. Il me semble bien complaisant avec lui-même et finalement, au-delà d’une certaine émotion dans les premières pages, on se perd dans un labyrinthe qui ne même nulle part.

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par : Julinou le 04/01/2012

Livre poignant et très émouvant sur le thème de la perte d’un enfant mais également de l’éducation difficile des adolescents de nos jours. La quatrième de couverture ne laisse pas du tout sous entendre le thème abordé (et c’est tant mieux !), la lecture du livre en est encore plus attachante. Je serai étonnée de connaître les impressions d’adolescents suite à cette lecture. Auteur à découvrir !

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par : Nine le 03/04/2011

J'ai vu Nicolas Fargues au Salon du livre de Paris..j'ai son livre à lire car le sujet m'a touchée et comme Nicolas Fargues cette peur est là au fond de moi

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par : gabala le 03/04/2011

Sans jamais tomber dans le pathos, Nicolas Fargues nous fait partager ma vie du narrateur avec ses drames, ses tourments, ses souvenirs et ses joies.

La douleur et la tristesse sont suggérées et l’émotion est au détour de bien des pages ; comme souvent N.Fargues ne nous révèle le fond du sujet qu’au bout de dizaines de pages. Il nous rappelle que la vie est un risque potentiel à chaque instant.
Pour l’écrivain le risque est que le lecteur décroche mais ici ce n’est jamais le cas au contraire.
De manière concomitante, le narrateur vit et prend du recul pour s’analyser comme s’il discutait avec le lecteur ou parlait de lui à la 3e personne sans jamais tomber dans la prétention ni le misérabilisme.

Les sentiments d’amour, les réflexions sur la vie et sa brièveté sont universels mais Nicolas Fargues apporte sa touche de sensibilité et de personnalité. Personne ne peut dire qu’il est à l’abri de drames qui n’arrivent pas qu’aux autres. L’empathie est forcement au rendez-vous. Souvent observateur des autres Nicolas Fargues n’a jamais été si proche de son alter ego.

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par : (M.) Dominique Léger le 17/03/2011

Le Fils et Tu verras… Je me suis accordé une pause entre les deux lectures, ces deux livres abordant mêmement la mort d’un fils rapportée par le père. Différence fondamentale pourtant : le premier est le récit d’un drame vécu, le second une œuvre de fiction, raison pour laquelle – je pense – j’ai moins ressenti dans ce dernier la perte du fils que les confessions d’un enfant du siècle livrées au travers du prisme du terrible (et fictif) deuil. Elles balancent entre les deux générations, ces confessions. Le père, Colin 40 ans, fonctionnaire, bon niveau culturel, petite situation, nihilisme contemporain, fils de divorcés, divorcé, des femmes, la garde de Clément, son horizon. Le fils, Clément 12 ans, au seuil de toutes les transgressions dont les pratiques bientôt “tueront le père”. Sauf que : sur le quai d’un métro, téléphone à l’oreille, un pas (distrait ?) de trop, la rame arrive… Rideau sur l’horizon...
Dans une logorrhée que l’écriture fluidifie à l’extrême, défilent les choses de la vie, les principes d’éducation, les « Tu verras », le fossé entre générations – vertigineuse béance, l’évolution sociale, l’I-culture, les groupes musicaux, les films, les prénoms, les fast-foods, les jeans baggys, les capuches, les quartiers, les marques… Le siècle… le siècle enkysté dans un récit de mort ! Le siècle à fuir. Ni en Islande (Le Fils), ni au Japon (Sarinagara) mais au Burkina Faso. Ce n’est pas le meilleur de ce livre inspiré, éminemment moderne.

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