Laurent Seksik
Les derniers jours de Stefan Zweig
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Résumé :
par : galirad le 23/01/2012
L’œuvre de Stefan Zweig est un monument de la littérature contemporaine et son suicide a contribué à entretenir le mythe le concernant.
C’est probablement cette fascination qui a conduit Laurent Seksik à tenter de se mettre dans la peau de l’auteur afin de dérouler dans son roman les six derniers mois de la vie de Zweig. Le récit débute le 27 août 1941 avec l’arrivée de Stefan Zweig et de sa seconde épouse au Brésil, ultime étape d’un exil entrepris sept ans auparavant afin de fuir le régime nazisme puis la guerre qui fait rage en Europe. L’histoire s’achève le 22 février 1942, sur le double suicide des époux Zweig, suite à l’absorption de véronal, somnifère mortel, à hautes doses.
Je parlais de fascination à juste titre. Ce roman est né d’une analyse poussée et ultra documentée sur le grand écrivain autrichien. Laurent Seksik est parvenu à un tel niveau d’érudition, au sujet de Zweig, qu’il parvient à en approcher le style et le phrasé. La description des lieux, les tourments psychologiques dans lesquels sont pris Zweig et sa jeune épouse asthmatique sont relatés avec beaucoup de réalisme et dans une langue d’une élégance surannée.
A ce niveau d’écriture, le lecteur ne peut que reconnaître la performance de l’auteur. Toutefois, je reste convaincue que certaines vérités devraient demeurer dans l’ombre. Démystifier les idoles et les rendre à leur simple condition humaine ne contribue pas à en assurer leur prospérité.
Ce livre est destiné à un public averti et convaincu. Il s’adresse à des inconditionnels de l’auteur autrichien, c'est à dire à un auditoire quelque peu élitiste, auquel je ne me suis pas, suffisamment et entièrement, sentie appartenir.
par : liz le 15/05/2010
Formidable récit que celui de Seksik qui nous place dans l'intimité du mythe. La fuite de Zweig, dès l'avènement du parti national socialiste au pouvoir, n'est que le prélude d'une fin terrible, martelée par le désespoir. Les hommes déshumanisés, comme ces bibliothèques vidées, l'autodafé moral qu'a été la solution finale, tous ces événements frappent de plein fouet le romancier qui avant d'être juif et surtout un humaniste. Les thèmes sont graves, le déroulement tragique, mais les clichés sont habilement évités. Une vraie réussite.
par : stéphanie capiez le 12/05/2010
Laurent Seksik nous offre deux cents pages époustouflantes, d’une grande beauté littéraire.
Nous sommes aux côtés de Stephan Zweig et de son épouse, Lotte, à Petrópolis (Brésil), pendant la seconde guerre mondiale. Le roman est profond, quasi existentialiste, riche d’une musicalité incroyable.
L’auteur nous offre mille phrases superbes de justesse, d’une grande pureté, et sans pathos.
Goûtez à cette retranscription sûre et sensible des six dernies mois de l’existence de l’écrivain viennois, et plongez dans l’émotion et le tragique de l’homme pris au piège par l’Histoire.
par : gilda_f le 26/02/2010
Qu'on connaisse déjà ou non la vie et l'œuvre de Stefan Zweig ce livre nous les fera aimer.
par : karinepapillaud le 29/01/2010
Seksik s’est placé juste au-dessus de l’épaule de Zweig pour en raconter la chute. De ce point de vue, il porte le regard sur une vie littéraire européenne en plein désarroi, disséminée entre le Brésil et New York. Mais ce qui émerge de façon la plus émouvante de son roman, c’est sans doute la figure de Lotte, la jeune femme de Zweig, troublante par l’amour qu’elle porte à un grand homme qu’on soupçonne de ne pas être toujours à la hauteur de cet amour. Peut-être la vraie héroïne du livre !
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