Jérôme Garcin
Olivier : récit
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Résumé :
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par : ValC le 08/04/2012
"je suis né le 4 octobre 1956, à minuit pile. Toi, juste après. Tu m'as laissé la priorité. Je devais être pressé de sortir, en éclaireur. Mais tu as été le premier à partir, en reconnaissance."
Jerome Garcin nous livre un hommage bouleversant à son frère jumeau, décédé accidentellement devant ses yeux à l'âge de 6 ans. C'est un livre qui montre les liens indéfectibles entre frères jumeaux, le double qui plane toujours dans sa vie d'adulte. Une très belle preuve d'amour fraternel..
par : galirad le 28/01/2012
Avec ce livre qui tient, semble-t-il plus du récit que du roman, on a l'impression que Jérôme Garcin tente d'exorciser la mort de son frère jumeau, qui sous ses yeux fut, lorsqu'ils avaient six ans, accroché et trainé par une voiture sous ses yeux.
C'est très fort en émotions ! Ce frère perdu hante toutes les pages, on sent une présence diffuse tout le long du récit.
Pour moi, qui n'ai pas eu la chance de connaître ce rapport si particulier que l'on peut avoir avec un jumeau, m'a été possible d'être approché grâce à ce livre. Car même si le frère, le semblable n'est plus, Jérôme Garcin a réussi l’énorme performance de nous faire ressentir la nature de ce lien si puissant que peuvent entretenir des jumeaux.
Et puis,par-dessus tout, il y a le style, Jérôme Garcin !
"Olivier" est l'ouvrage qui met tout le monde d’accord et permet à chaque lecteur de tenir entre ses mains une vraie épreuve d'écrivain.
par : Chouchane le 07/06/2011
Comment Jérome Garcin transforme un sujet particulièrement sombre, la mort d’un jumeau à l'âge tendre de 6 ans, en un monologue lumineux dans lequel il parle à son frère perdu. Ce faisant, il nous livre une réflexion essentielle sur la vie, l’amour, l’amitié, le fait d’être père. Il écrit des mots merveilleux sur les gens qu’il aime, sa femme, ses enfants, sa mère, Bartabas son ami. Ses sentiments coulent, fluides et sans réserve. Moi qui n’ai ni jumeau, ni cheval, qui ne suis ni un homme, ni un écrivain, j’ai eu l’impression que ce livre parlait de moi. Par quelle magie, ce frère et ce père mort, ces douleurs sont devenus des couleurs, des scintillements qui ont éclairé mes heures de lecture. Vous aimerez.
par : gabala le 15/05/2011
Olivier est l’histoire du frère jumeau disparu de l’auteur.
Comment le survivant peut-il faire face au sentiment d’amputation d’un de ses membres ? L’absence lui est rappelée comme un gimmick à chaque anniversaire, à chaque utilisation du mot « double », à chaque image renvoyant à un souvenir.
Jérôme Garcin, le rescapé, sait apprécier chaque moment éphémère de la vie. En même temps, le lien de gémellité l'empêche de trouver son double, son confident, personne ne pouvant être aussi parfait que son jumeau disparu.
La relation entre les deux jumeaux depuis la nuit intra utérine est trop forte, trop aimante pour être égalée. Les deux frères communiquent avec un langage éolien n’appartenant qu’à eux.
Ce livre de confidences est un devoir de mémoire qui prolonge la vie du disparu. L’émotion est palpable à chaque ligne. Le deuil est magnifié mais les questions de ce qu’aurait été la vie d’Olivier resteront éternelles.
Olivier eut été très fier des dons littéraires de son frère.
par : (M.) Dominique Léger le 16/02/2011
Jérôme Garcin verse une pièce supplémentaire à l’épais dossier des pertes irréparables. Selon une échelle virtuelle de l’irrémédiable, la mort d’un frère, d’une sœur gémellaire viendrait immédiatement après celle d’un enfant. Pour avoir en famille observé la gémellité, je veux bien le croire. Ce frère Olivier « cadet de quarante cinq minutes » mort à six ans, renversé par une voiture sur une route de campagne, Jérôme le porte en lui. Ce n’est pas un deuil “ordinaire” que le temps efface, c’est un morceau de vie venu du fond de la nuit amniotique qui obsède sa propre existence.
Autre vérité humaine : l’écriture est le seul moyen d’expression – hors la Faculté – pour conjurer l’affliction : « Je te dois cet immense privilège : converser avec toi le plus naturellement du monde par la seule magie des mots. Le silence, qui est la vraie mort des absents, m’a été épargné. » Et ces mots deviennent littérature car, on le savait, Jérôme Garcin journaliste littéraire est aussi écrivain. Il parle de lui, je veux dire d’eux, et aussi des livres, de sa passion charnelle pour le cheval en qui, cavalier il retrouve un double fusionnel, il parle des autres, Bartabas son frère spirituel, Philippe Forest à qui le relie « une littérature de l’infortune [qui] repose sur une illusion capitale : chaque expérience du deuil […], dès qu’elle est couchée sur le papier, devient universelle. » Après la petite fille (Philippe Forest : L’Enfant éternel, Toute la nuit, Sarinagara…), le fils (Michel Rostain : Le Fils), le frère jumeau… la littérature contemporaine illumine le ciel des hommes.
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