Hélène Frédérick
La poupée de Kokoschka
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Résumé :
par : chris89 le 16/03/2010
Allemagne, 1918, Le peintre Oskar Kokoschka blessé dans sa chair et dans son cœur commande une poupée grandeur nature à l’image de sa maîtresse perdue, Alma Mahler (veuve du célèbre compositeur Gustav). Hermine Moos, costumière de théâtre à Munich et qui fabrique des marionnettes est engagé par K pour réaliser cet incroyable objet de désir.
Enfermée dans son atelier, troublée par cette commande, Hermine écrit un journal intime. Sommée d’abandonner toutes activités, elle commence son œuvre à partir des dessins, des écrits et commentaires de K. Petit à petit elle passe sous son l’emprise de K à la fois maître, Pygmalion, client, mais encore … " Vous me demandez d’engendrer une femme à l’image d’Alma Mahler doublée de mon image qui pourra satisfaire vos envies inavouables … "
Nous l’accompagnions dans son quotidien douloureux, de rationnement, de faim, évoquant les difficultés qu'elle a à trouver les matériaux pour " son fétiche "alors que Kokoschka tarde à lui payer ses avances. Malgré ce qu’elle dit, Hermine n’est pas imperméable au discourt de Kokoschka, elle s’identifie à la "Femme silencieuse", nuit et jour dans une passion créatrice elle soigne la "Femme murmure ", elle plie sous les exigences troublante du maître - rendre la forme crânienne " plus semblable à une tête de chat " -, -mon maître voudrait pouvoir ouvrir la bouche –
Ce texte, à l’écriture parfois surprenante est inspiré et entrecoupé de lettres authentiques, Je l’ai lu en prenant mon temps, en appréhendant de voir arriver la dernière page, signe de la fin de l’histoire. Hélène Frédérick a bien eu raison de prendre le parti d’Hermine et de nous la présenter. Hermine, personnage de l'hombre, ô combien attachante et troublante.
par : stéphanie capiez le 03/03/2010
Allemagne, 1918 (période de rationnement, de révolutions, de violence), Hermione MOOS, dans la précarité, fabrique des marionnettes. Le peintre OSKAR KOKOSCHKA lui commande une poupée grandeur nature à l'effigie de son ex-amante, ALMA MAHLER.
Le récit entremêle les pages du journal intime de la costumière en pleine création de cette poupée-fétiche, ainsi que les pensées intimes des sujets des tableaux du peintre KOKOSCHKA (personnages, nature morte ou vent...).
"...la femme-mensonge trône au milieu de la pièce, et je passe beaucoup de temps à l'observer, comme s'il me fallait faire sa connaissance. Je suis dans l'obligation de fabriquer l'aimée d'un grand artiste, et mes opinions ne doivent compter. Je me glisse dans la peau d'une femme pour la recréer ; il m'arrive étrangement d'en pleurer..."
Hermione Moos va peu à peu glisser vers une folie douce, dans un huis-clos lent et sombre.
J'ai trouvé l'écriture hachée, et parfois, un peu déroutante à lire.
Le manque d'action, à part ce glissement dans la folie de la créatrice, rend la lecture un peu fastidieuse. Le fait que l'auteur entremêle au journal d'Hermione, les impressions intimes des sujets des tableaux du peintre n'aident pas à alléger cette atmosphère lourde et oppressante. Les sujets des tableaux, traiter ainsi, ne donnent même pas envie d'aller plus loin, et de découvrir les uvres du peintre... Cela donne une impression glauque de la création... Je n'ai pas du tout aimé.
Ce livre manque cruellement d'intérêt...
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