Gilles Paris
Au pays des kangourous
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Résumé :
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par : clara c. le 30/04/2012
Depuis que sa mère a accepté une mission en Australie, le papa de Simon, neuf ans, ne va pas bien. Ce petit garçon est très proche de son père Paul et quand ce dernier tombe malade, Simon se questionne.
Prendre comme narrateur un enfant est toujours risqué mais Gilles Paris réussit avec brio à se glisser dans la peau de Simon. Ce petit garçon ne comprend pas pourquoi sa maman accorde tant d’importance à son travail ni la maladie de son père. Paul fait une dépression et est interné. Sa grand-mère Lola un personnage haut en couleurs s’occupe de Simon. Ce petit garçon en manque d’amour maternel aimerait que son père guérisse, que la vie redevienne comme avant. Avec ses mots et son regard d’enfant, Simon nous livre ses doutes, ses questions ce qui donne des dialogues tendres où l’émotion, le rire s’invitent lorsqu'il attrape au vol une conversation et essaie de comprendre ce que les adultes se disent. Des adultes qui veulent le protéger de beaucoup de choses...Je n’en dirai pas plus sauf que je n’ai pas vu la fin venir.
La mort, la maladie, l’amour, l’apprentissage de la vie sont traités avec beaucoup de finesse et d’émotions ! Quelques petits bémols : j’ai trouvé que le personnage de Lily, cette petite fille imaginaire, n’avait pas sa place et qu’il y avait quelques petites longueurs mais ils ont été largement balayés par l'ensemble.
J’ai été vraiment touchée par cette belle lecture que j’ai refermée le cœur pincé !
par : diva074 le 26/04/2012
Véritable coup de cœur pour ce roman sur la dépression masculine, mais également sur les liens parents/enfants, et sur la famille. Ces thèmes sont abordés par un narrateur extrêmement touchant, et drôle à la fois dans ses descriptions.
Simon découvre la dépression de son père et il est confronté dans le même temps à l'absence de sa mère. Cette maladie souvent féminine y est abordée de façon très simple candide et métaphorique en même temps, par Simon et par Lily l'enfant autiste qui ressemble à un ange et lui offre son amitié.extrait: "Lily, dis-moi c'est quoi une dépression? je demande en m'essuyant mes moustaches de lait. - C'est un peu comme si quelqu'un entrait en toi et te faisait faire des choses dont tu n'as pas l'habitude ...
Par ailleurs le lien au père est très émouvant.
Les personnages sont attachants et le livre, jamais ennuyeux, se lit d'un seul trait.
par : ISABELLE MENARD le 19/04/2012
«Ce matin, j'ai trouvé papa dans le lave-vaisselle»: ce début déroutant donne le la. Comme Simon, on se demande comment son père a pu se glisser dans la machine et y demeurer la tête enfouie sous ses bras. Depuis que son épouse, Carole, une femme d'affaires, est partie en Australie, Paul Ravine a sombré. Désemparé, l'enfant appelle à la rescousse son étonnante grand-mère. C'est elle, Lola, qui va le sauver. En effet, Paul est bientôt hospitalisé.
Simon quitte donc l'appartement vide de l'avenue Paul-Doumer pour s'installer rue Lamarck chez la fantasque aïeule dont il connaît les petits secrets. Ainsi, le samedi soir, Lola et ses amies se livrent à un étrange sabbat. Ces charmantes sorcières aux robes de couleurs vives se livrent à des séances de spiritisme à l'aide des lettres du Scrabble. Lola s'efforce de protéger cet enfant de 9 ans malmené par la vie. Elle lui révèle certains secrets de famille et le conduit à la clinique où son père dort tout le jour ou pleure. Là, Simon rencontre une étrange fille, Lily, dont il tombe amoureux. Cette petite autiste lui livre quelques clés de l'existence. Elle lui explique que la dépression est un poison qui se répand dans tout le corps. «C'est un peu comme si quelqu'un entrait en toi et te faisait faire des choses dont tu n'as pas l'habitude.»
. Comment un enfant peut-il faire confiance au monde des adultes, dès lors que ceux-ci s'effondrent ou disparaissent?
Gilles Paris est un homme sensible et attachant qui a placé toute son énergie au service du talent de «ses» écrivains. A notre tour de défendre le sien. Il faut découvrir cet auteur rare qui publie tous les dix ans. Après deux livres en 1991 et en 2002, voici donc son roman le plus autobiographique, le plus achevé, écrit avec ses tripes.
par : PIERRE DARRACQ le 18/04/2012
On dit souvent que les auteurs soignent leur première phrase, Gilles Paris va avoir droit à la médaille d'or de la meilleure pour 2012 : " Ce matin, j'ai trouvé papa dans le lave vaisselle." Avouez que vous avez envie de lire la suite, non?
C'est vrai, on entre dans ce livre sans difficulté. Le narrateur, Simon, neuf ans vit avec son papa, écrivain ou plutôt nègre pour artiste dont il écrit les biographies. Sa mère, Carole, est cadre chez Danone, en poste en Australie et donc absente au moment de l'introduction du père dans l'électroménager de lavage.
Malgré une description très sensible de la dépression, thème central du livre, "Au pays des kangourous", très plaisant à lire, ne m'a pas pourtant pas enthousiasmé. Je me suis vite lassé de cette narration enfantine un peu convenue et vraiment pas originale même si, ici, elle a toute sa place. Les rares paragraphes où la voix de l'enfant est remplacée par celle d'un adulte sont, à mon avis les plus forts et les plus émouvants, me faisant regretter qu'ils ne soient pas plus nombreux. Sans raconter la fin, je n'ai pas non plus compris pourquoi Gilles Paris a tenu à tartiner autant de guimauve sur une tartine plus proche du pain dur que de la brioche. Dernier élément qui m'a empêcher d'adhérer totalement au propos et qui doit m'être personnel : pourquoi le malheur est-il aussi seyant et romanesque chez les nantis parisiens qui vivent dans de beaux apparts, ont des amis qui prêtent constamment une voiture avec chauffeur et qui connaissent autant de gens originaux et riches ? Facilité d'écrivain, désir supposé de plaire à un lecteur épris de romanesque et de rêve ? Peut être, mais chez moi, ça a la particularité de m'agacer et de me gâcher le plaisir de la lecture.
par : cocotcha le 15/04/2012
Il a 9 ans. Après un passage dans le lave-vaisselle, son père est interné pour soigner sa dépression. Sa mère est très occupée en Australie et elle tarde à revenir malgré la situation ; heureusement, Simon a sa grand-mère, une très originale grand-mère, et que dire de ses amis !
C’est attendrissant et tendre, la vie, la dépression, les disparitions… Faut-il dire la vérité aux enfants ? Simon s’interroge quant à la manière de vivre et d’aborder les choses par les adultes… La lucidité des enfants…
par : ISABELLE MENARD le 10/03/2012
Au pays des kangourous de gilles paris: c'est avec un regard plein de fraicheur et de poésie, celui d'un enfant de 9 ans que l'auteur nous emmène dans ce bouleversant voyage: celui de la compréhension de la pathologie de la dépression. Pas de pathos dans ce roman plutôt une véritable ode à la tolérance sur ce mal de vivre trop souvent considéré à tord comme un simple laisser aller. Poignant, à lire comme un anticyclone sur la dépression
par : Yves Mabon le 11/02/2012
Tout passer par le prisme d'un enfant permet de dédramatiser, de mettre de l'humour, du sourire là où un avis d'adulte appesantirait le message. L'écueil, c'est de paraître un peu lisse, un peu trop léger et c'est vrai que malgré des situations lourdes, comme dans son roman précédent, Gilles Paris écrit un roman optimiste ; mais l'optimisme ne signifie pas forcément légèreté. Pour ma part, étant persuadé que le rire ou le sourire voire l'optimisme permettent de faire passer autant voire plus de messages que la noirceur ou la tristesse, j'avoue m'être plusieurs fois interrogé sur telle ou telle situation décrite par l'auteur. Dois-je revoir parfois la hiérarchie de mes priorités quotidiennes ? Et si je tentais moi aussi de voir mes pratiques par l'oeil des enfants présents chez moi, qu'est-ce que cela pourrait changer ? En outre, je peux sans souci m'identifier à Paul étant moi-même père à la maison et donc astreint aux mêmes contingences quotidiennes, aux mêmes tâches et devoirs mais aussi et surtout aux mêmes plaisirs de pouvoir profiter des enfants, grands et petits pour moi.
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