Damien Luce
Le chambrioleur
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par : chris89 le 16/03/2010
C’est un conte, une fable poétique que nous présente là Damien Luce ,le frère De … Ronan.Jeanne petite fille pas très belle et triste ;
En perpétuel manque d’affection, enfermée dans sa chambre, elle s’invente des histoires. Jusqu’au jour où, le soir d’une représentation d’Aïda, elle a la visite d’un sdf, cambrioleur à la petite semaine. Pas fâché par cette visite elle le baptise Paulin, Apollinaire c’était trop long. Très vite elle se l’accapare, tente de l’éduquer, lui explique les ficelles du gentleman cambrioleur. Paulin devenu Chambrioleur, quand tout bascule, ensemble ils construisent une nouvelle vie d’errance et d’aventures parisiennes.
Fiction ou réalité ; rêve d’enfant ou imagination débordante, ces limites invisibles sans cesse dépassées en font un roman original à l’écriture simple et lumineuse.
Un livre touchant, bourré de bons sentiments. Un bon moment de lecture.
par : stéphanie capiez le 03/03/2010
Voici les misères (peu crédibles) d'une petite fille riche, qui s'invente un ami imaginaire, fait une fugue ( de 5 semaines !!!) et retrouve son foyer en un heureux happy end.
De "bons mots" parsèment le récit de ci de là. Mais le roman s'essouffle très vite, et je me suis ennuyée. J'ai refermé le livre sans avoir été embarquée par l'histoire ou par les personnages. De plus, je suis peut-être trop terre à terre mais ce récit est vraiment tiré par les cheveux, et il n'a peu, voir pas d'intérêt. L'écriture est agréable & il y a quelques bons mots, mais dommage, je trouve que cela ne suffit pas.
par : sophielit le 31/01/2010
Jeanne, 10 ans, s’ennuie dans son immense appartement. Ni frère, ni sœur, ni amis, des parents fantômes… Pour passer le temps, elle s’invente des histoires et tue des oiseaux. Un soir, un cambrioleur débutant fait irruption dans sa chambre. Jeanne décide d’en faire son ami, son mari, son compagnon de fugue.
Très facile d’accès, l’écriture de Damien Luce flirte en permanence avec la poésie. Ses mots sont pleins d’images et de musicalité, ses dialogues facétieux. Le roman, qui flirte avec le conte et la fable, se lit très vite, le rythme est soutenu, on ne s’ennuie pas une seule seconde.
Elle est bien gentille, bien mignonne, cette petite Jeanne. On comprend sa solitude de beaux quartiers, son besoin de s’inventer des amis imaginaires. On comprend même sa fugue, et sa plongée dans la Seine. Mais qu’une petite fille de 10 ans erre cinq semaines durant dans les rues de Paris sans être interceptée, qu’on la laisse partir du commissariat où elle est reçue, qu’elle tue plusieurs enfants… J’ai trouvé cela un peu gros. Jeanne ne m’a pas attendrie, parce que, peut-être volontairement, Damien Luce ne l’a pas faite touchante. Si j’ai marché, si j’ai aimé le rythme, la très jolie plume de l’auteur, les pensées de Jeanne lorsqu’elle s’adresse au commissaire - encore un pur produit de son imagination -, j’ai cherché la morale, et je peine à trouver ce qu’il faut retenir de ce Chambrioleur. J’aurais aimé qu’une telle prose poétique soit mise au service d’une histoire soit plus plausible, soit au contraire plus fantastique que ce tiède mélange.
par : jeromemtx le 31/01/2010
L'enfance est un monde unique et merveilleux, une construction perpétuelle et une quête d'absolu. Privez un enfant du minimum, il inventera un subterfuge palliatif dont vous pourriez être surpris. Ce que vous lui refusez, il le prendra à votre insu.
Jeanne dont les parents le sont devenus parce que c'est là une pure logique, cherche dans ses rêves une affection qui lui est refusée. L'appartement est aussi grand que les moyens de la famille, elle à tout, sauf l'essentiel. Pendant que son père et sa mère meublent leur vie de grands bourgeois, avec tous les poncifs du genre, vocabulaire compris, Jeanne se lie d'amitié avec un jeune cambrioleur débutant. Chaque fois que ses parents vont rentabiliser leur abonnement à l'opéra, il vient la visiter. Pour communiquer entre eux, Jeanne invente un code ; du très beau duplex au trottoir, la bourgeoisie et le SDF peuvent échanger normalement…
Ensemble, ils s'échafaudent une vie nouvelle, faite d'aventures et de projets, prenant Arsène Lupin pour modèle, ils deviendront des malfrats, mais avec élégance !
Un livre touchant et très bien senti, qui sait rester drôle en prenant le lecteur dans son sillage. La vision d'une certaine classe sociale est bien perçue, jusqu'à l'éducation, qui pour maintenir une distanciation nécessaire à une certaine forme de respect, est totalement dénuée de la proximité utile à l'épanouissement des sentiments ; on aime mais de loin, pour ne pas déranger. 208 pages de pur bonheur…
par : Elibabeth le 27/01/2010
Un roman touchant, chacun peut chercher à comprendre ce qui pousse une fillette à fuir ainsi sa vie... mais chacun peut deviner la gravité d'un tel abandon. Damien luce manie les mots comme une partition. Un régal à découvrir avec plaisir !
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