Benoît Jeantet
Ne donnez pas à manger aux animaux au risque de modifier leur équilibre alimentaire : récit
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Résumé :
par : sophielit le 30/11/2010
Même quand il répond à une interview, Benoit Jeantet conserve ce style si particulier…
http://actualitte.com/blog/sophielit/2010/05/19/5-questions-a-benoit-jeantet/
par : mv le 21/05/2010
Le récit est heurté, ciselé, comme l'est parfois ce pays ariégeois. Les personnages, bruts de fonderie, semblent vivre cachés dans ce massif un peu perdu. En contrepartie, leurs rapports sont remplis d' "humain", et avec la musicalité du texte, le tout n'en donne que plus de force au livre.
par : sophielit le 18/05/2010
Le style, hachuré, littéralement, avec des phrases coupées en deux, en trois, en quatre, m’a perturbé, même franchement dérangé. J’ai bien senti que c’était le but, alors au moins, c’est réussi. Mais heureusement que le livre n’était pas plus long (114 pages) : je n’aurais pas tenu plus longtemps.
Et c’est dommage, car il émerge de ces phrases une musique, la mélodie sort peu à peu du marasme sonore que l’on croyait distinguer d’abord. L’univers est intéressant, les personnages qui y évoluent sont attachants. Cela m’a évoqué de douces lumières, des personnalités fleurant bon le terroir, ou les vieilles chansons d’Eddie Mitchell, par exemple.
Au final, ce livre est inclassable...
http://blogs.elle.fr/sophielit/2010/05/18/ne-donnez-pas-a-manger-aux-animaux-au-risque-de-modifier-leur-equilibre-alimentaire-benoit-jeantet/
par : Vaness le 11/05/2010
Ce récit à la trame ténue, est à la fois une sorte de "western à pied" et un roman rural, comme Faulkner ou Giono en ont donné à la littérature. Caldwell aussi. De ce dernier l'auteur a retenu les leçons de la farce (rabelaisienne la farce et surtout aucun jugement moral porté). De Giono ce côté panthéiste où les hommes vouté face à la nature qui les écrase, ressortent dans toute leur petitesse (les amateurs de Cinéma y verront, qui sait, quelque accointance avec les fresques de Terrence Malick..."les moissons du ciel" justement.) Peut-être que l'auteur a voulu s'inspirer de tous ces illustres devanciers. Recours au flash back, ellipses nombreuses - ce qui impliquent une adresse tacite au lecteur quand il faut éclairer soi-même les zones d'ombre - les non dits, Benoit Jeantet se méfie de ce qui est trop explicite et il a grandement raison. Si l'on ajoutait qu'avec ce récit, ce qui pourrait presque passer pour un mépris par trop ostentatoire (certains pourront trouver le procédé parfois systématique) de la syntaxe, finit par n'être que musique. Et là on a affaire à un blues âpre, un chant de travail servi au plus près par un style heurté, brutal (voir les dialogues où on se parle mal, lesquels rendent palpable cette impression de monde perdu, de désolation) on espère vous avoir donné envie d'y aller voir. Dernière précision: c'est court, mais ça se lit doucement.
par : Antoine Aymond le 08/05/2010
Excellent livre. Un style qui peut déconcerter, mais qui se met au service de la narration. Bref, à recommander.
par : richard escot le 05/05/2010
Un style particulier, rythmé, dense, musical. Etonnant. J'aime le fait que M. Jeantet explore une voie qui lui est propre, invente une façon d'écrire. C'est rare de nos jours.
J'apprécie la façon dont il raconte ses personnages sans les décrire.
Et puis le cadre rural-rock de son récit.
Je me suis régalé.
par : pierrot la tombal le 04/05/2010
Le dernier livre de Jeantet est un bouquin étonnant. Il est comme un conte de ring ou une fable d’entre les cordes. L’animal fait son Cassius Clay avec les mots et vous colle tout un tas d’uppercuts et de directs au foie de ses points en mitraille. Après l’instant de surprise qui vous laisse le souffle court et la syntaxe groggy, vous reprenez le rythme de cette lecture magnifique dans l’attente fébrile du dernier coup de gong. Tout du long, le gars Benoit serpe ses personnage, il rend même sanguin le tracteur et alcooliques les lumières incertaines du sempiternel bal de la salle des fêtes. La sueur, la terre et les mentalités sont distillées dans chaque mot. Il embarque son père dans ce récit de quelques heures singulières, et gouache le plus simplement du monde toutes les petites gloires de ce géniteur taiseux…
par : catherina le 03/05/2010
J'ai vraiment eu du mal à aller jusqu'au bout à cause d'un style déroutant et un peu systématique dans sa construction. C'est dommage il y a des passages intéressants dans ce livre.
Moralité Ne donnez pas à manger aux lecteurs trop de phrases nominales au risque de les perdre en route...
par : stéphanie capiez le 03/05/2010
Ma première approche fut difficile, car le style de Benoit Jeantet est heurté, haché.
Puis on se laisse prendre par cette histoire d’amitié hors norme… et vient ensuite le coup de massue, un peu avant le point final. Comme un électrochoc.
par : Math le 28/04/2010
J'ai beaucoup aimé ce livre. Non seulement sur la forme ( le livre est tout simplement très beau ) mais aussi sur le fond : on se laisse porter par ce style rythmé, saccadé, très cohérent avec la rudesse des personnages et du paysage. Mais sous tout cela, il y a beaucoup de justesse quant aux sentiments humains et à la description du paysage. Avec ce livre, on entre vraiment dans un nouvel univers.
par : Pete Mc PiG le 26/04/2010
Grandé !!! J'ai beaucoup aimé ce bouquin et pas seulement parcequ'il fleure bon le sud ouest. J'aime bien le rock agricole et ce roman lui est un peu ce que d'autres sont au rock'n roll comme dirait mon oeuvre.
par : liz le 18/04/2010
Une journée dans la terre, une journée qui aurait pu être ordinaire, mais dont le cours est bouleversé par l'apparition d'un inconnu, d'un étranger avec un grand E. Ce jeune homme, enjoué et beau parleur, pousse une campagne bourrue et traditionnelle à révéler ses bons et ses mauvais côtés, pour le meilleur comme pour le pire. Côté prose, l'auteur nous sert un phrasé brut, musical, les allitérations foisonnent et rythment cette journée pas comme les autres plus sûrement que le tic-tac d'une horloge. Formidable.
par : ibsen le 05/04/2010
Découvrez cette langue si particulière...devenez accro...Au son de cette musique qui vous emmènera
loin, très,loin là bas du côté de chez Temporel... Dans l'Aude vers cette terre improbable ou le singulier
côtoie l'irrationnel . Chez nous quelque part dans nos souvenirs d'enfance entre le mouchoir à carreau, la ficelle et le grand Meaulnes...
Benoît Jeantet ou "la naissance d'un écrivain" n'a pas titré Le Monde des Livres...Eh! Bin ils ont tort...et pis c'est tout...
O.Sarfati
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