Alfred Alexandre
Les villes assassines

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Dans un quartier deshérité de Fort-de-France, Evane aime en secret Winona, jeune prostituée, protégée de Slack, le caïd du quartier, chez qui elle danse tous les vendredis soir. Un matin Winona demande à Evane de l'emmener dans sa virée en moto au nord de l'île. Commence une relation secrète.
Editeur :
Ecriture
Date de parution :
12 janvier 2011
N° ISBN :
978-2-35905-013-4

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par : Jacou13 le 08/06/2011

Pas de flanerie de l'oeil ni de l'esprit, on rêve de partir ailleurs pour vivre avec fantaisie autre chose que nos déprimantes oblgations quotidiennes ... alors allons au but !!! avec ce document de voyages ... extraordinaires ... au fond de nos passions !!!

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par : gerry l'etang le 05/06/2011

Ce livre d'Alfred Alexandre est admirable. A lire toutes affaires cessantes !

juger comme utile

par : zellekialukiliekilira le 23/05/2011

ce livre est tout simplement bouleversant
et vous amène un regard si éclairé pour celui qui sait le recevoir
il vous transporte il vous saisit vous êtes tenu en haleine
un merveilleux livre que je n'aurai jamais eu l'occasion de connaître
merci à ce prix orange de nous donner ces belles opportunités

juger comme utile

par : Chouchane le 06/05/2011

"Un roman incadescent" c'est ce qu'annonce le bandeau rouge et c'est vrai. Le style est hypnotique, quand on sort des brumes d'un slam brutal, on se cogne à une histoire d'amour intense et inaboutie qu'on ne quitte qu'à la dernière page. Evane aime Winona qui est la gogo danseuse de Slack dans la bas fonds de Fort-de-France. Des mots nous échappent parce qu'ils sont ceux d'une culture urbaine et violente qu'on ne connait pas mais cela n'a aucune importance parce que c'est par la voix roque et basse d'Evane que résonne, dans notre tête, ce testament. Des lâchetés, des soumissions, des rackets orchestrés et utiles au pouvoir en place, de la vente de drogue et de sexe et au milieu de cette fange la luminosité de l'amour fou.C'est très beau comme un opéra sauvage, aussi tragique, aussi grandiose.

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par : Thierry COUSTEIX le 04/05/2011

Les villes assassines
d’Alfred Alexandre (Ecriture)

Martinique. Département français. Rue Fièvre, rue Sans-Retour, rue Vieille-aux-Morts. Zones perdues de Fort-de-France. Zones qui «n’aiment pas qu’on dise qu’elles sont belles.»
Là survivent Evane le siphonneur d’essence, Winona gogo girl, Doppy son père qui «la regarde, les yeux pleins d’envie triste, remuer son corps chaque vendredi et samedi soir, en string ou en body.», Manuel le petit boutiquier du coin recruteur de dealers, Venaton «géreur des associatifs», Big Time le DJ et sa sono TNT, et puis, et puis, y’a Slack au surnom qui siffle comme une lame de rasoir, le terrifiant Slack, «une main sur la crosse du revolver ou le manchon de son coutelas.». Slack et son gang de «macouts».
Une vrai cour des miracles !
Ici bas, entre la rue Fièvre et la rue Sans-Retour, règne Slack.
Ici, très bas, s’étend le territoire autorisé de Slack : drogues, magouilles en tout genre...jusqu’aux femmes...jusqu’à Winona.
Tout passe entre ses mains. Slack, le maître du monde.
Et dans cette violence désespérée Evane et Winona vont se rencontrer et oser espérer.
Mais comment s’en sortir sans se faire ratrapper ?
Comment aimer sans illusions ?
Un roman noir. Très noir. Hanté de chimères.
Une rue sans retour.
Un roman parfaitement maîtrisé par Alfred Alexandre.


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par : (M.) Dominique Léger le 03/05/2011

Étonnante confrontation entre deux romans, Les Heures silencieuses et Les Villes assassines, qu’un bon hasard m’a fait lire le même jour : courts l’un et l’autre, écrits par des auteurs inconnus, une même musique (1,2 - 1, 2, 3, 4) dans chacun des deux titres – les heures silencieuses, les villes assassines –, et prose sublimée par la poésie, celle des Heures silencieuses qui joue sur la délicatesse, celle des Villes assassines sur la violence. Mon analyse les situe au même (bon) niveau littéraire… Lequel préfère-je ? Mon "feeling" personnel va à la délicatesse mais la noirceur est ce que je cherche en littérature. Dans le premier elle se retient derrière la délicatesse, dans le second : sous la violence urbaine l’innocence de l’amour. Lequel préfère-je ?

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par : (M.) Dominique Léger le 02/05/2011

Je n’aime pas “sécher” un livre en quelques mots définitifs mais sonné par la lecture de celui-ci, je le fais comme on s’accroche à une bouée après avoir bu la tasse : Les Villes assassines est un poème en prose d’amour et de mort écrit dans une langue qui emprunte à l’argot de la Métropole et au Créole.
Le roman est vrillé dans les bas-fonds de Fort-de-France en Martinique où un jeune paumé crève d’amour pour une gamine sous la coupe maffieuse d’une petite frappe dont la milice fait régner la terreur sur son monde, « babylones » (policiers) associations et églises inclus. De cette intrigue crapoteuse, Alfred Alexandre qui se range dans le courant littéraire dit “de la Créolité” (Patrick Chamoiseau, Raphaël Confiant…), tire un récit sublimé par l’écriture que traverse un souffle poétique irrésistible : « Pourtant, c’est là que je veux vivre et puis mourir, entre le souvenir de Winona roulé comme un parfum autour du cou et la nuit blanche qui veille, de ses yeux rouges, sur nos rêves inaboutis. »
Le titre du livre, Les Villes assassines, élargit notre regard à toutes les vicissitudes urbaines (quelle que soit la rive de l’Atlantique !) et l’auteur qui manifeste sa tendresse pour quelques-uns de ses personnages (lui, elle et son père), ne s’exonère pas de la misère et de la barbarie inhérentes à la modernité. Une sorte de West side story que ne dévoie pas la guimauve Broadway et qu’imprime la violence contemporaine… A la partition jazzy a succédé le hard-rock !

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par : gabala le 10/04/2011

Alfred Alexandre nous plonge dans les bas fonds d’un quartier de Fort de France et une population de recalés de la vie, reconnaissables à leurs crânes rasés et leurs tatouages. L’histoire est pourtant universelle et en rouge et noir.
Rouge comme le string des reines de la nuit, les lumières de la ville sous la pluie, le sang qui circule ou encore comme la bouche brûlée à l’acide ou l’œil imbibé d’alcool.
Noire comme la plage couverte d’algues et de bois mort ou comme la messe.
L’auteur décrit avec acuité la vie des deux principaux personnages, dont l’équilibre tient à un fil. Un nouveau départ sera-t-il possible ou le mur tissé par le chef de bande constitue-t-il une prison immuable ?.
Ces enfants de la rue ont déjà tout appris de la vie ou presque. La désespérance et la magie amoureuse sont les deux plateaux de la balance.
Si rouge est une des couleurs de la palette d’Alfred Alexandre, il est permis d’imaginer qu’il rougisse de plaisir sous les compliments tant sa plume est riche en sentiments, visages et lumières.

Si l’on quitte Les villes assassines avec ses amours mortes au champ d’honneur, vivement d’autres amours dans un prochain roman

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