Ahmed Kalouaz
Avec tes mains

vous êtes 2 à avoir préféré ce livre
Partager Résumé :
Evocation du destin du père de l'auteur, Abd el-Kader, né autour de 1917, soldat de la Seconde Guerre mondiale et immigré en France dans les années 1950. De 1932 à aujourd'hui, de courts chapitres consacrés à chaque décennie dans lesquels l'écrivain s'adresse à son père dans un chant d'amour.
Editeur :
Rouergue
Date de parution :
11 février 2009
N° ISBN :
978-2-84156-997-7
ajoutez à mes livres préférés
envoyez à un ami
 
 
 
 
(* champs obligatoires)
 
 
ce qu'ils en ont pensé

Donnez votre avis sur ce livre en remplissant simplement le formulaire ci-dessous :

ok

ce qu'ils en ont pensé

par : clara c. le 31/05/2011

Court récit mais d’une intensité poignante qui prend aux tripes et à la gorge. L’auteur n’enjolive pas ou ne noircit pas le tableau. Dans ce récit hommage vibrant et intelligent à son père, Hamed Kalouaz va plus loin que de poser les jalons d’une vie. Tout en pudeur, les meurtrissures apparaissent. Difficultés de deux générations à trouver leurs places alors que les désillusions sont nombreuses. L’auteur met en garde contre le fanatisme religieux, un refuge pour de nombreux jeunes qui ont perdu l’espoir. Ce livre est d’une telle intensité que j’ai eu les larmes aux yeux.
Un coup de cœur sincère pour ce livre qui rend hommage à des hommes bien souvent oubliés.

juger comme utile

par : Léna GARI le 10/04/2009

Le narrateur s’adresse à son père dans un long monologue durant lequel il raconte l’histoire de cet algérien émigré en France. Les décennies sont balayées rapidement, les souvenirs ne s’attachant qu’au connu, qu’à l’essentiel. L’ensemble reste donc relativement superficiel et caricatural quand le narrateur tend à la généralisation.
Néanmoins cette longue déclaration d’amour à un père trop souvent avare de tendresse reste tendre et attachante.

juger comme utile

par : Yves Mabon le 05/04/2009

Ahmed Kalouaz retrace la vie de son père Abd el-Kader, né en Algérie aux alentours de 1917, combattant de la seconde guerre mondiale en France et de retour dans ce pays, en 1952 pour y travailler. Il y restera jusqu'à sa mort. Il lui rend hommage à travers ce petit livre. Une belle écriture que l'on sent parfois pleine de ressentiments envers l'accueil que la France a fait à ces étrangers, et qu'elle continue de faire de nos jours.
Ce récit explore les relations père-fils de la même manière que n'importe quel exercice de ce style, si courant chez les écrivains : l'absence de tendresse physique courante pour les gens de cette génération, beaucoup de non-dits, de moments passés et vécus intensément bien qu'il ne s'y soit rien déroulé d'exceptionnel, regrets de fils de n'avoir pas parlé plus avec son père -et regrets éventuels du papa. Mais dans ce livre, en plus de tout cela, on y trouve toute la difficulté pour un Algérien de s'installer en France, d'y faire venir sa famille dans les années 50 -rare à cette époqueoù l'on ne parlait pas encore de rapprochement familial-, de traverser la guerre d'Algérie, les années 80 et la montée du racisme et de la xénophobie -cf.la montée en puissance du Front National-, l'inévitable installation dans une cité et l'arrivée des prêcheurs islamistes dans celle-ci.
Ahmed Kalouaz écrit et dénonce tout cela avec force, rage et pudeur. Il évoque tout cela, n'occulte rien ni les bons moments passés avec son père, ni les mauvais côtés de celui-ci, ce qui les rend tous les deux profondément humains et proches de nous.

juger comme utile

par : Emmanuelle le 05/04/2009

J'ai aimé ce livre qui évoque avec sincérité, sobriété et dignité à la fois la douloureuse histoire personnelle de l'auteur et l'histoire de toute une génération sacrifiée, oubliée.

A travers le portrait d'Abd el-Kader,le livre d'Ahmed Kalouaz a en effet le mérite de redonner un visage, une identité, à toute cette génération anonyme d'«indigènes» miséreux, de soldats sacrifiés et de travailleurs de force exploités .
C'est aussi la triste histoire d'un père dont les seuls mots furent «le langage des mains» qu'il «pratiqua jusqu'à l'épuisement», un père dont les doigts ne tinrent jamais un seul livre, étranger à ses propres enfants qui ne «devisent» pas dans «la même langue». Un père qui, avec ses mains, leur permit néanmoins de vivre et de devenir libres.

juger comme utile
se souvenir de moi

rechercher
un auteur, un livre, un membre