(M.) Dominique Léger

(M.) Dominique Léger

ses livres de chevet
Le Journal de Jules Renard que j'ouvre régulièrement, au hasard, et dans lequel j'aime retrouver cette phrase : "Quand je pense à tous les livres qui me restent à lire, j'ai la certitude d'être encore heureux". Une histoire générale de la France à laquelle je me réfère à chaque fois que je lis un livre s'y rapportant (essai, roman, biographie...).
ses lieux préférés de lecture
Partout où l'on peut se poser tranquillement mais essentiellement à la maison (lit, fauteuil). Ce n'est pas rattaché au lieu mais j'aime lire deux ou trois livres simultanément, de genre différent.
le livre qui a marqué son enfance
"Mon ami Flicka" traduit de l'américaine Mary O'Hara. Ce récit venu du Grand Ouest a accompagné mes jeunes années, m'inoculant à jamais le virus du cheval. Sa lecture résonne avec un événement familial bouleversant et c'est peu dire qu'il a marqué mon enfance.
le personnage ou le héros qui l'a marqué
Le général de Gaulle : ma famille était assez politisée et dès mon enfance j'entendais parler du 18 juin 40. J'avais 12 ans en 1958 et j'ai suivi de très prés sa présidence. Quel enrichissement de vivre à l'époque d'un géant de l'histoire ! Beaucoup de lectures autour de son personnage, encore aujourd'hui. Le commissaire Maigret : j'ai eu l'impression tout au long de ma vie professionnelle (consultant médias) de m'inspirer de sa façon d'aborder les problèmes à résoudre et je ne me suis jamais lassé de la lecture (et maintenant de la relecture) d'un Maigret. Je pourrais écrire des pages sur ce sujet !

ses commentaires



  • Génitrix, Dom Juan et Cosette sont dans un bateau sur la mare aux canards des intellectuels de l’entre-deux-guerres. La dérision n’est pas de mise pour ce livre marqué par la noirceur. La mère : castratrice et mondaine, le fils : play-boy et…



  • Nota bene à mon commentaire précédent : quelle position du Prix Orange par rapport à un auteur "sorti de l'ombre" depuis prés de 50 ans et couvert d'honneurs depuis ?



  • Un livre d’horreur et de sang : le sang des bêtes qui abreuve les terres d’une contrée suisse d’élevage, de bouchers et de charcutiers, le sang du crime et l'horreur de son exécution ("ce juif tué et débité exactement comme un cochon")…



  • Le buzz fonctionne. Je ne connais pas l'auteur, je n'ai pas encore lu le livre, je me précipite pour l'acheter... A bientôt pour le commentaire !



  • Raison de ce 2nd commentaire : Ramon est un livre magnifique, c'est aussi un livre "fleuve", de ces fleuves qui avant d'atteindre la mer se démultiplient en bras qui font le delta. Je voudrais souligner, au-delà du récit biographique principal, 2 …



  • Pas d'accord sur l'opinion de Jocelyne Dufort qui juge Jacques Chessex "très froid et distant". Il est bouleversé jusqu'au plus profond de lui. Reprenez pour l'exemple la scène (p.91) de la rencontre fortuite 22 ans après les faits du pasteur hit…



  • C'est le prix Citron qu'il faut prévoir pour cet ex-critique à la plume acide !



  • On imagine pleins d’histoires les tiroirs (ou l'ordi.) de Marc Dugain, conteur d’exception qui s’est découvert sur le tard. Après trois grands récits d’histoire revisitée (on attend avec impatience le prochain), il nous livre un recueil …



  • L’assemblage de 73 textes très courts genre carnet intime inspiré, crée ce petit objet « boboïde » plongé avant impression et diffusion dans un bain concentré d’air du temps qu’il fait dans les nouveaux quartiers « tendance » de la ri…



  • Ah non Madame, ne renversez pas la preuve : la haine, le poison, la nausée, ne sont pas du côté que vous dites. Comprenez qu'un homme plongé enfant au cœur du drame et devenu écrivain consigne ces faits (dont le souvenir le glace, je l'ai dit) …



  • Je ne lirai pas ce livre : l'arrogance de son auteur m'insupporte !



  • Oh, je suis sûr que ce livre est très drôle, cocasse, jubilatoire et tout ça : le sujet (sic) s'y prête (si ce n'est la situation...) et Patrick Rambaud a un talent insolent. Mais bon ! On attend mieux de lui et je préfère qu'il escalade l'hi…



  • Quelle belle occasion d'enfin découvrir Stéphane Audeguy dont j'ai laissé passé La théorie des nuages et Fils unique. Ni un écrivain confirmé, ni un novice... Je le pressens dans ma sélection (après Ramon et Un juif pour l'exemple). A suivre…



  • Voici une fable écologique puissante sous couvert d’un roman subtil, violent et doux qui scénarise Michel, Pierre, Françoise, Akwam, Anyango et les autres. Il fait appel à la mémoire des 80 milliards de morts qui ont foulé la Terre de leurs 2…



  • Prés de 400 romans français : j’étais plus sensible à l’avalanche de la rentrée d’automne qu’à celle du début d’année… Combien n’auront été ni préférés, ni commentés, ni lus ? N’y aurait-il pas dans le tas une perle qui…



  • L’époque est au multi-média, bien. Un écrivain a sa plume pour nourrir la famille, d’accord. Eh bien figurez vous que je suis troublé par la démarche d’Eric Chevillard qui efface de son blog ce qui fait l’objet de son livre. Cochon de pa…



  • Pas très envie de lire ce livre avec un titre aussi plat et un résumé aussi cucul.



  • Que de livres fondés sur la 2nde guerre mondiale et le trouble qu'elle a introduit dans la conscience des français. Après une longue, très longue chape de silence, voici venu le temps où la mémoire débonde, tandis que les témoins ont commenc…



  • L'auto-fiction est un puits sans fond et le temps est aux vide-greniers.



  • Ce soir jeudi 20h30, la 5, La Grande Librairie : Chessex (rare) est annoncé, l'occasion d'approfondir la genèse du livre.



  • Il est inconfortable voire inquiétant de briser une unanimité : j’ai trouvé ce livre ordinaire. Je ne dénie pas une certaine qualité d’imagination à son auteur, le prénom Secret est une belle trouvaille, l’intrigue est bien troussée mai…



  • Chessex à La Grande Librairie. Question : "Manifestement vous vivez cet épisode tragique comme un remords. Pourquoi avoir tant attendu pour l'écrire ?". Magnifique réponse d’un écrivain maître à 80 ans de son art : "Pour être sûr de le r…



  • Oh M. Couder, il doit être possible d'exprimer votre désaccord sur ma critique , sans être insultant (et sans avoir recours à un jeu de mots primitif). Je trouve ce livre ordinaire, je le dis ; vous l'avez apprécié (sans d'ailleurs en donner un…



  • Non Jean-Pierre Chebson, je ne suis ni acerbe ni inquiet d’un éventuel succès public de ce livre et vous explique ma position. J’ai abordé ce livre avec l’enthousiasme de la découverte d’un auteur jamais mis sous la lumière et d’un liv…



  • Méditez le livre, il parle de la différence. Acceptez la et cessez de me manifester votre intolérance !



  • L’intrigue du livre l’apparente à Un juif pour l’exemple (Jacques Chessex) et à L’œil de l’auberge (Yveline Gimbert). JC décrit la tragédie d’un crime antisémite dans un village suisse, YG le calvaire (assumé) d’une veuve cachant…



  • Votre intervention M. Michel Gazagnaire me fait réfléchir. Je pense que l'exercice proposé par Orange ne consiste pas (à ce stade) à conseiller ses bonnes lectures à des amis ; c'est un jury qui doit trier, retenir ou rejeter. Il faut bien en p…



  • Une idée supplémentaire m'est venue à l'esprit M. Gazagnaire (je n'ai pas de blog, j'en profite !). Vous dites : "Il n'est de bonne critique que constructive". La critique littéraire contemporaine fonctionne en effet majoritairement sur cet axio…



  • Ouh ! Vous mettez la barre haute. René Girard a-t-il écrit sur l'antisémitisme et la Shoah ? Dans lequel de ses livres ? Merci de votre réponse.



  • À contretemps est à deux vitesses. Le récit mené par Hugo, étudiant en lettres venu de sa province, agite autour de lui un petit nombre de personnages aux pieds de Montmartre et de la Montagne Sainte Geneviève ; ils vivent, se croisent, se reni…



  • Eh bé la volée de bois vert se poursuit. Je plaide la sincérité et le droit à l’erreur (si, par exemple, ce livre avait l’honneur du jury Orange !). Ne voyez, Mme Glaziou, aucune raison perverse à mon jugement et mes attendus ne se veulent …



  • Dans ma maison sous terre est un livre difficile qui triture des névroses et des mots. Le livre est écrit à la première personne et « je » - Chloé Delaume explicitement, n’a pas fini de digérer son état d’orpheline dont le père Sylvain …



  • Le tiers-monde sous la dent du beau monde à l'occasion d'un dîner parisien : de quoi se régaler de la fine plume de Pierre Assouline. Mon libraire est en vacances, j'attends son retour !



  • Je suis heureux que des internautes m’aient rejoint sur l’appréciation de ce grand livre. Je fais le pari qu’il puisse ne pas être loin du sommet final. Je rougis sous le compliment de Mme Valérie Laloyer, en lui précisant que mon ressenti…



  • Ce livre est un brillant roman « de boulevard » par analogie complimenteuse au théâtre du même nom… quand il est réussi. Parfaite maîtrise d’une situation cocasse : un dîner de grands bourgeois parisiens auquel Sonia l’employée de mais…



  • Hé hop, trente livres de plus et quelle dispersion dans les préférences des internautes ! Il est temps que le jury commence à trier... A propos, quand la proclamation du jury d'internautes? ps Didier Van Cauwelaert, ça peut être bien



  • Il m'est agréable que vous n'ayez pas été déçue par ce livre et que même vous l'ayez "préféré". Nous sommes maintenant trois à pousser Nous autres. Haut les cœurs !



  • Je me pose en effet la question de savoir comment un jury (Goncourt ou Orange...) passe de 5 ou 600 livres à une première sélection (30 en l'occurrence); une telle quantité de départ pour 14 jurés (ou moins), cela fait 35 à 40 livres par juré…



  • Ah, L'aube le soir ou la nuit est un bon livre, pas le livre "facile" que d'aucuns attendaient genre essai, pamphlet ou journal de campagne, pas un livre de journaliste lambda mais une œuvre littéraire dans laquelle je ne pense pas que Yasmina Rez…



  • Le microcosme annonce un très bon livre, voire un grand livre. Ce sera ma prochaine lecture, pour cette raison et aussi pour l'estime que je porte à Emmanuel Carrère. Je l'ai découvert par deux de ses romans les plus récents : L'adversaire (lu d…



  • Vous allez être surpris : je me sens plus paysan que bourgeois, paysan bohème si vous voulez (pa-bo!?)et - au risque de vous décevoir - je préfère Saint-Germain-des-Prés 75006 (ou des-Champs 89630) au faubourg Saint-Germain 75007.



  • Votre interpellation Double J est délicate : vos préférences sont légitimes par définition. Permettez cependant 2 ou 3 remarques. Nous autres - je n'y reviens pas, est un très bon livre, ouvert sur la planète et ses défis du jour (un livre-mo…



  • L’auteur nous livre un récit (« Tout y est vrai ») lumineux et grave ; grave : « il est question [dans ce livre] de vie et de mort, de maladie, d’extrême pauvreté, de justice… ») et lumineux : « … et surtout d’amour »). Il a à é…



  • Rencontre hier d'une phrase magnifique à propos d'un paysage de Gustave Courbet, peintre du réalisme : « Cette nature plus grande que la vie est d'abord peinte pour être plus grande que la mort ». Je suis frappé de la résonance avec le tsunami…



  • Bravo Valérie Laloyer pour votre fair-play. Ma compréhension de votre déception (passagère) est à la hauteur de ce que j'aurais ressenti si je n'avais pas eu le bonheur que ma candidature soit retenue. J'attends votre commentaire sur le livre d'…



  • Pas libraire, Fanfan, simple amateur ! J'ai acheté à ce jour une douzaine de livres, lecture et commentaires occupent une grande partie de mes journées depuis un mois... C'est beaucoup moins cher qu'une semaine de sports d'hiver ! Merci pour le co…



  • J'ai le bonheur que ma candidature ait été retenue dans la composition du jury dit officiel et vous remercie Double J de vos retours qui ont certainement contribué à la légitimité de mon dossier. A bientôt dans la communauté littéraire Orang…



  • Je ne comprends pas votre remarque Fanfan. Est-ce être désagréable que dire son désaccord sur un point de vue ? Vous aimez le bleu, je préfère le vert : suis-je désagréable ?



  • Lire ce livre, c’est d’abord pénétrer un style étrange où l’intrigue s’étire entre les enluminures de "longues phrases dérivantes", sur le passé des deux personnages principaux (dont la rencontre amoureuse est l’objet du livre) ou t…



  • Intrigué par son résumé j’ai lu ce texte - moins un roman qu’une nouvelle* - dont j’attendais qu’il introduise un jeu original avec le temps. Las, ce jeu est réduit aux habituelles ficelles des machines à le remonter et le précéder, ap…



  • Les commentaires des internautes et les comptes rendus de la critique m’ont ôté le plaisir de la découverte, il me restait le bonheur de la lecture ; je n’en ai pas été privé ! Brest disgracieux, la grand-mère enrichie par la grâce inatte…



  • Merci à vous, Régine Bernot, pour vos encouragements. Puisque vous avez la gentillesse d’être attentive à mes commentaires, voici une remarque et un conseil. La remarque : j’espère que vous êtes allée au bout de votre souhait de lire Paris…



  • Le narrateur professeur de français, cite à mi-parcours cette phrase de Sartres : « La littérature d’une époque, c’est une époque digérée par sa littérature ». L’Europe n’en finit pas de digérer le nazisme : ce roman en est une ill…



  • Une lecture distrayante parmi des livres sérieux ou graves, à recommander aux lecteurs de Paris Turf et aux militants d’un parti de gouvernement. Christophe Donner, par ailleurs critique littéraire au Monde2 - que je trouve souvent abscons, nous…



  • Ce caillou m’a glacé ! Puis-je l’avouer devant les laudateurs du livre et admettre que je n'en ai pas accompli le tour complet. Oh, ce n’est pas une question d’écriture, elle est à hauteur de la souffrance qui exsude de la première à l…



  • Affreux, sales et méchants : toute une famille, les Dalton : quatre, les Pieds nickelés : trois, les Cheval : deux. Un Cheval, deux Cheval. Un peu voleurs, un peu truqueurs - pour survivre, mais sympathiques, attachants, émouvants même. Le père…



  • Je sors de ce livre avec l’impression d’un profond malaise et ne ressens pas la nécessité d’en rendre compte avant de lever un doute : ce récit à la 1ère personne est-il celui du narrateur ou de l’écrivain ? Dans le premier cas, le lect…



  • L'essentiel de ce qui fait un bon livre manque à « Fabrique-moi des ailes ». L'histoire est convenue, mettant en scène - et ce n'est pas ironique, seulement dérisoire - ce qui ne peut suffire comme matière à un roman : les petits événements …



  • Un roman-catastrophe écrit sur le mode de la drôlerie ! Un gigantesque incendie de forêt a embrasé la côte italienne des Pouilles et piégé des centaines de vacanciers et de locaux , entre brasier et mer Adriatique. Impossible de sortir par …



  • Irénée est un premier roman dont l’accueil décidera de la trajectoire de son auteur. Je lui conseillerais - sans ironie - d’écrire des livres pour grands enfants (dans la collection Rouge et Or qui a nourri mes lectures à l’âge de raison)…



  • Deux et deux font quatre... Quatre, anagramme de Traque ! Frédérique Clémençon mène un récit à quatre voix : deux paumés d’un côté, réunis par un lien filial et deux échappés de l’autre, réunis par le hasard d’une rencontre. Ce r…



  • Quelle est admirable l’imagination des écrivains qui nous tricotent à l’infini des opus enchanteurs sur des thèmes que l’on croirait éculés ! Eric Faye se coltine les souvenirs d’enfance mais invente une trame originale en les reliant de…



  • Dans un commentaire d’ouverture sur ce livre, j’ai écrit : « ça peut être bien ». Cet avis trop rapide se fondait sur la notoriété de l’auteur et un vieux souvenir de lecture de l’un de ses premiers livres (que je ne retrouve pas dans …



  • L’ignorance de la poésie est un remords qu’entretiennent des lectures périphériques. Baudelaire ! « Le charivari », le dandy, dernier romantique et primitif d'un art nouveau (comme le disait Cézanne de sa peinture). A son enterrement : « -…



  • L’action se passe en Ariège. Le livre se serait appeler Traquesville dans le Calvados, en référence à Traques de Frédérique Clémençon (qui a retenu l’attention des jurés internautes). Le roman se déroule dans le cadre d’une « cité r…



  • Il se déroule un temps fou entre deux rencontre de Maud et Vincent ; il se compte en années, le roman s’étire sur seize ans (« Je ne crois pas que ce soit le temps qui passe. Le temps ne passe pas. Ce qui passe, c’est nous »). Elle l’aime …



  • L’érudition d’Adrien Goetz est impressionnante et fait visiter au lecteur le château de Versailles dans ses moindres recoins, des appartements royaux aux combles en passant par les grands salons et la galerie des Glaces - décrivant ici les meu…



  • Quelle est la finalité de ce livre si peu romanesque, encore moins romantique? Au sortir d’une lecture crispante, il est divertissant de jouer au portrait chinois. Et si c’était une fable philosophique? Elle illustrerait en creux la prégnance …



  • Imaginez un bloc serré de 120 000 signes, du granit brut, à prendre ou à laisser, écrit d’un trait, à lire de même, sans rémission. Ne le secouez pas, il est plein de larmes et de deuils. Un cri à la mort, une mélopée lugubre d’une inhu…



  • J’ai lu Chucho comme un enfant lit (ou se fait lire) un conte et j’ai songé que le texte puisse s’accompagner de grands dessins colorés qui montrent Barcelone côté ville et côté oublié, Chucho, l'enfant, et son petit monde pittoresque - …



  • Ce livre pourrait avoir un prix, délivré par la collective du sucre, vous vous souvenez… les dominos. Sucre, miel, caramel, guimauve… Pas un gramme de sel ou de poivre, que du sucre : quel scrupule à en parler d’une plume acide ! Le récit d…



  • Où il est prouvé que les bons sentiments - l’attention aux autres, l’affection, la tendresse - peuvent faire de la bonne littérature quand le talent y est : la culture, l’intelligence, la légèreté, la malice, l’humour… Le vrai grand-p…



  • Les titres de livres procèdent de l’imagination de leurs auteurs ; toutes les possibilités sont ouvertes. Ici le titre est la transcription littérale du fil narratif. Le héros Marie Shortfellow est un homme - Marie… comme Lafayette, narrateu…



  • On connaît le goût de Pierre Combescot pour les personnages et les périodes troubles de l’Histoire dont il tire des romans sulfureux aux titres savoureux ; chaque nouvelle parution est l’occasion d’apercevoir son regard à la télévision,…



  • Drame rural de veine réaliste, le récit se déroule de nos jours, quelque part en Bretagne, il pourrait s’être déroulé partout en France où les paysans ne s’appellent pas encore exploitants agricoles. Les sociologues parlent d’agriculture…



  • La veine est fantaisiste, l’imagination vagabonde, le ton espiègle, l’écriture pimpante et, et… Rien. Ce petit théâtre de quartier m’a ennuyé. Je m’évertue dans mes commentaires à parler du « livre » de préférence à « moi et l…



  • Les sites de rencontre sont assimilés à un phénomène de société et leur succès dit la solitude dans laquelle la vie contemporaine plonge les habitants des pays développés. C’est au tournant du siècle que la révolution technologique a re…



  • Avant d’entrer dans le texte, on perçoit ce livre comme un bel objet : couverture originale et classieuse, titre intrigant et planant, prière d’insérer prometteur (sur le livre, sur l’auteur), mise en page lumineuse : un livre à offrir à d…



  • Sous ce titre interrogateur à la limite de l’oxymore, se cache un livre d’aventures au sens plein du terme et au pluriel : l’histoire chaotique de l’indépendance du Brésil détaché de l’emprise coloniale du Portugal et la saga pittoresq…



  • Couverture jaune, Grasset oblige. Intérieur noir, roman policier oblige. Il est beaucoup question de films de série B dans ce livre : le héros y a traîné ses guêtres de figurants, il est maintenant scénariste-dialoguiste à succès d’un cin…



  • Le titre est lénifiant : « journal intime » sent la fleur bleue et « marchand de canons » la poudre d’une guerre en dentelles. Après, j’ai trop ressenti la mitraille - c’est un roman fondé sur des faits réels - et son cortège de sang, …



  • Hier soir à La Grande Librairie, L’origine de la violence est présenté comme la révélation de la saison. Rediffusion dimanche 10.05 matin et podcast sur le site www.lechoixdeslibraires.com Hélène Dubuc a signalé la qualité de ce livre au…



  • Ma fille aînée s’appelle Juliette, sa fille cadette Louise. Une histoire de famille… comme dans le livre ! Deux sœurs, 1940, à l’embranchement de Vichy deux voies divergentes prises par les deux maris. En ce temps-là, Monsieur, on suivait …



  • Parce que je l’ai vécu physiquement comme tel et au risque du jeu de mots lamentable, j’ose le dire : ce livre dresse devant le lecteur une muraille de mots, moins impressionnante par sa hauteur que par son incapacité à offrir des prises. Un p…



  • La collection Alter Ego chez Fayard, propose à des auteurs l’écriture d’ « autobiographies fictives » qui les portent aux frontières de leur personnalité et de leur œuvre. Alain Fleischer affiche qu’ « il s’agit moins de s’identifie…



  • Le passage du col est un roman singulier à tous les sens du terme. Il concerne l’itinéraire d’un seul homme - le narrateur, profession écrivain - parti du Népal, qui, répondant à la suggestion de deux lamas suite à des péripéties de voya…



  • Un charmant petit livre, récit des riens de l’enfance dit avec des mots qui s’aiment. Guillemette Andreu, femme de l’écrivain Pierre Andreu mort en 1987, aujourd’hui oublié, n’a publié à 95 ans que ce seul livre. Elle y rapporte, sous…



  • Pour ma part, j’ai décidé de voter (les jurés ont une voix comme tous les autres internautes de la communauté - retour dans le rang !) pour Nous autres. 1- J’ai beaucoup aimé ce roman, dense, fondé, navigant avec élégance entre émotion…



  • Shimazaki Aki (à la nipponne : le nom avant le prénom) est japonaise, vit au Québec et a écrit ce livre directement en français. Agresseur ou agressé, le peuple japonais porte une lourde histoire, particulièrement dans les années 30 et 40. L…



  • Si les tragédies de l’époque moderne me troublent et me passionnent, certains lecteurs peuvent ressentir l’envie de s’extraire d’une barque jugée un peu lourde. Je pense, quant à moi, qu'il n’y aura jamais assez de bons livres sur les c…



  • Pierre Péju est de ces auteurs contemporains qui concilient qualité littéraire et assentiment public (prix Inter 2003 pour La petite chartreuse et prix du roman FNAC 2005 pour Le rire de l’ogre). Éclectique, il a signé entre autres une dizaine…



  • La vérité est terriblement simple, les Alliés savaient, Jan Karski envoyé du gouvernement polonais auprès de Londres et Washington - Roosevelt soi-même - en a porté le témoignage pour la crédibilité duquel il a visité le ghetto de Varso…



  • Ceux de 70 sont oubliés, de 14-18 honorés jusqu’au dernier, de 39-45 et d’ Indochine associés à la débâcle, la mémoire de ceux d’Algérie le plus souvent enfouie sous le voile d’une "omerta" collective, honteuse d’une guerre qui ne …



  • Un titre étrange pour un premier roman étrange et attachant dans lequel la belle imagination de l’auteur anime le théâtre d’ombres de personnages pittoresques échoués dans ce qu’il faut bien appeler le trou du cul du monde, les uns revenu…



  • Quel livre poignant quand on sait que son auteur en a corrigé les épreuves et donné le « bon à tirer » quelques heures avant sa mort ! Et quel livre étonnant où Jacques Chessex le calviniste raconte crument, en (longue) introduction aux tribu…



  • "Les heures souterraines" m'apparaît comme un livre à demi réussi ou plus précisément ce n'est qu'une moitié du livre qui est réussie, celle qui concerne Mathilde, broyée par sa vie professionnelle. Sa descente au placard est décrite avec un…



  • L’Histoire est une source inépuisable d’inspiration littéraire. L’effroyable épisode nazi inspire particulièrement les écrivains ces temps-ci, à chacun de trouver l’angle qui donne du relief à son récit. Laurent Binet a opté pour une…



  • « Lune captive dans un œil mort » a été retenu en 2009 parmi les 30 livres de la pré-sélection du 1er Prix Orange du Livre ; à cette occasion j’ai découvert et apprécié l’ironie mordante de son auteur Pascal Garnier. Le voici proposan…



  • J'avais aimé l'intrigue vivifiante et le style foutraque de "Cheval" paru en 2009. "Mouton" m'est tombé des mains, humour au kilo, situations incrédibles, personnages caricaturaux... La mise en page pseudo-originale n'arrange rien. J'oublie et att…



  • Ils vivent hors du temps et sont insomniaques « incapables de sommeil et de repos, car nous attendons de revivre notre passé, nous voyons en toute naissance la marque obsolète de notre histoire, nous ne savons pas oublier ». Les Argentières sont…



  • Que faut-il le plus admirer dans ce livre : la forme ou le fond ? Suivons l’intrigue : simple, ouverte par la concision de l’écriture à l’imagination du lecteur. Braine relève d’une grave commotion qu’ont soignée trois mois de séjour e…



  • Passionné de cheval, je vénère le talent de deux contemporains : Bartabas pour ses spectacles (théâtre Zingaro), Jérôme Garcin pour ses écrits. Il est dédié à l’un ce roman de l’autre où transpire, dans un style maîtrisé et complice…



  • Voici un beau morceau de littérature classique à la française, que distingue justement l’Académie et qui donne l’envie de découvrir plus avant cet auteur exigeant et discret. Il tisse l’épisode du célèbre tableau des Onze peint par Fran…



  • Guillaume de Fonclare n’est pas un écrivain mais il sait écrire. Victime d’une maladie orpheline dégradante et directeur de l’Historial de Péronnes dédié à la bataille de la Somme, il a trouvé en soi matière à un récit croisé de sa …



  • Première lecture d’un roman de Philippe Djian : il était temps… après livraison d’une vingtaine ! Celui-là, parce que j’ai apprécié la sincérité de l’auteur dans une interview où il livrait son art, j’y reviendrai. Aussi par l’…



  • Les écrivains devraient se cacher derrière leurs livres mais c'est trop demander à un journaliste avide de paraître. Résultat : je ne crois pas une seconde à la sincérité de FOG et je m'abstiens de lire les romans de Franz-Olivier Giesbert. …



  • Erik Orsenna a écrit « Histoire du monde en neuf guitares ». « Dix mille guitares » se joue sur fond d’Europe au temps des Habsbourg, des guerres de religion et de la dernière croisade, un siècle d’histoire à cheval sur le XVIe et le XVI…



  • « Depuis quelque temps Bosmans pensait à certains épisodes de sa jeunesse, des épisodes sans suite, coupés net, des visages sans noms, des rencontres fugitives ». Par cet incipit Patrick Modiano place le lecteur, sans plus tarder, au cœur du r…



  • Quelle est jouissive la plume vagabonde d’un écrivain de talent ! Olivier Rolin emmène le lecteur dans un canular qu’il s’est monté à lui-même, sur la base d’un jeu de mots. Revenant en 2003 d’Afghanistan, il s’arrêta à Bakou, Azeb…



  • Je pense qu’éditeur est un métier passionnant que j’aurais bien exercé, sauf à croiser Claude Durand qui signe ce méchant livre méchant (sous un pseudo. transparent - pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué !) : méchant livre …



  • Gentille pochade d’un intérêt mineur, c’est un peu court pour un coiffeur !



  • ndrl : suite et fin du précédent commentaire. L’auteur multiplie les angles de sa passionnante étude et confronte singulièrement sa timidité au commerce des femmes, en appelant Stendhal à la rescousse : la femme, cet « animal terrible » !…



  • Ce livre (essai plus que roman ou même récit) nous concerne tous, que l’on soit timide (ce qu’à Dieu ne plaise) ou « intimide » (néologisme forgé pour la circonstance). Il pourrait devenir la bible (ou le « petit livre bleu »… édition…



  • Christian Bobin, écrivain discret (il habite en Saône-et-Loire, au Creusot où il est né) livre régulièrement des ouvrages qui tiennent à la fois ou séparément du roman, du journal et de la poésie en prose. Il les appelle ses « fragments »…



  • Erik Orsenna aime filer la métaphore marine : les îles sont des « résumés » du monde et les livres, comme les bateaux, y font commerce de notre curiosité et de nos savoirs. J’y songeais au cours du long trajet ferroviaire qui m’emmenait hi…



  • Un peu courts les commentaires à propos de ce finaliste ! Mais le jury a tranché... Aïe, je n'ai lu aucun des cinq livres retenus. Reste quatre semaines pour cinq livres ! Oh, j'aime les comptes ronds, je n'en lirai peut-être que quatre : les ét…



  • En langage équestre je dirais ne pas apprécier la lecture rétive, les phrases en deçà de la main, les livres qui ne se livrent pas… « Domestique chez Montaigne » est de cette race et après essai, je suis allé voir ailleurs : je n’aime pa…



  • Bon... Sophie, je vais le lire [Chouquette]. Mais gare à vous si c’est un revers... lifté !



  • Auteur d’un prix Goncourt boudé par la critique, Gilles Leroy revient en force avec ce dernier livre où l’on retrouve quelques-uns de ses thèmes de prédilection - États-Unis (Alabama Song), homosexualité (L’amant russe), père absent et m…



  • J’ignorais jusqu’à l’existence de Claude Pujade-Renaud et j’ai lu avec curiosité "Les femmes du braconnier" écrit avec grâce. Sylvia Plath et Ted Hughes, deux poètes renommés de langue anglaise dans l’après-guerre, nés l’une aux E…



  • Ceci n’est pas un roman. Ceci serait un mélange d’adages, aphorismes, apophtegmes, formules, maximes, pensées, sentences. Aphorisme. Sens littéraire : « prescription concise renfermant un précepte ». Sens péjoratif : « sentence préten…



  • Le traducteur amoureux est un des livres les plus charmeurs que j’ai jamais lus. Jacques Gélat y explore le sentiment amoureux comme peu d’auteurs sont capables de le faire, il y a du Marivaux en lui ! L’amour XVIIIe, vous l’aurez compris : …



  • Je n’insiste pas sur ce mauvais livre, qui plus est marqué par la vulgarité des personnages et des situations, pour laquelle l’écriture se complaît ( « J'te jure, j’avais le moral au fond du string ») ou s’oublie (« Il avait juste l’…



  • Après lecture des cinq livres sélectionnés, je vote, la main ferme, pour "Le traducteur amoureux" et honore le jury de m’avoir fait découvrir ce livre « d’une exquise légèreté », digne de la meilleure littérature classique. Qu’il est …



  • Je n’ai pas cédé à la réputation de l’avant-dernier livre « Où vas-tu Papa ? » de Jean-Louis Fournier (prix Fémina 2008), réticent aux griffes de l’humour sur le thème d’enfants handicapés. Alerté par le titre, je n’ai pas laiss…



  • Florence Delay est une académicienne discrète, en dépit de ses états de service : universitaire, comédienne, traductrice, scénariste et écrivain. Elle nous livre un délicieux petit livre sur le thème des cendriers, ils jalonnent sa vie ancr…



  • Coïncidence : un après-midi, je fais les mots croisés du Monde et achoppe sur cette définition : « ce n’est pas le dictionnaire qui a fait sa réputation ». Par le jeu de l’entrecroisement des lettres, je trouve nicot, sans comprendre l’…



  • Signe de reconnaissance à Antoine Fron pour sa suggestion de lecture du malicieux et grave "Mes Cendriers" de Florence Delay. A "L'arbre à lettres" poussent de belles feuilles !



  • A tout seigneur tout honneur, Photo-photo est ma première lecture de la rentrée littéraire. C’est que Marie Nimier est une reine, reine du silence hier, aujourd’hui reine de la mélancolie au travers de ce dernier opus, moins un roman qu’un…



  • … D’aucuns ergoteront sur ce parti-pris manichéen – mais l’époque a diablement besoin de coups de pied dans ce cul-là – ou relèveront la médiocrité de caractères qui tiennent plus à la montgolfière qu’à l’iceberg : beaucoup de…



  • Je me sens une petite (toute petite) responsabilité collective envers Fabrice Humbert, lauréat du prix Orange 2009 avec “L’origine de la violence”. Aussi, ai-je lu en priorité son dernier roman qui ose la rentrée littéraire de l’automne.…



  • Mikaël Hirsch est le petit-fils de Louis-Daniel Hirsch qui fut l’un des fondateurs de la NRF. Moins romancier que libraire, il se sert de la saga familiale pour composer ce roman qui nous plonge dans le microcosme littéraire des années 50. Le h…



  • Eric Faye est un écrivain voyageur et il sait capter les vibrations d’un pays. L’une de ses destinations favorites est le Japon*, théâtre de ce court roman (moins de 100 pages) en guise de conte. Des trois premiers quarts du livre, on peut pa…



  • Dominique Zehrfuss confesse son enfance calamiteuse entre une mère caractérielle et un père, architecte brillant, certes tendre mais soumis au despotisme de son épouse. Couple mondain et voyageur, ils abandonnent leur fille unique à des nurses i…



  • Incipit : « C’est une nuit sans lune et c’est à peine si l’on distingue l’eau du ciel, les arbres des falaises, le sable des rochers ». Comme une voiture sagement menée, le livre démarre lentement sous les néons de la critique littérai…



  • « Lire, c’est voyager ; voyager, c’est lire » a dit Victor Hugo. Et les voyages favorisent le hasard des rencontres. Hier j’étais au Japon avec “Le cœur régulier” (Olivier Adam) qui pourrait s’appeler “Où j’ai retrouvé mon âm…



  • Jérôme Ferrari traite de la torture pratiquée par l’armée française pendant la bataille d’Alger. Deux tortionnaires face à face : le lieutenant Horace Andreani sans scrupules et le capitaine André Degorce à la conscience déchirée. Leur …



  • Brouillage du message entre l’émetteur et le récepteur ! Si l’on applique cette loi de la communication à la chose littéraire, il appert que l’auteur écrit un livre quand le lecteur en lit un autre… Je ne suis pas très sûr de ce que j…



  • Le capitaine Louyre, héros du dernier opus de Marc Dugain, est astronome dans le civil, il tutoie les étoiles. Son opiniâtreté lui fait découvrir la vérité de l’exaction originelle du régime nazi : le génocide des malades mentaux, pratiqu…



  • Merci jostein de votre commentaire sur "Les sœurs Brelan" qui a jusqu'alors peu inspiré les confrères. "Ouest" m'a emballé comme rarement, "L'incendie du Chiado" m'a déçu, grâce à vous* je referai un tour de Vallejo. * Nous avons des préfé…



  • J'ai lu le premier roman de Houellebecq "Extension du domaine de la lutte", j'ai évité les suivants, je lirai ce dernier quand il n'aura pas le Goncourt



  • Comme Cézanne ne l’a malheureusement pas fait, Jean-Michel Guenassia m’offre une partie de cartes : belote un livre générationnel, rebelote ma génération, celle du baby-boom, et dix de der, à l’Histoire vécue de concert s’ajoute une G…



  • L’Allemagne nazie concentre logiquement l’attention, singulièrement celle des romanciers ces dernières années et fait oublier d’autres tragédies du siècle passé. C’est un premier mérite du roman que d’animer le souvenir de l’une d…



  • Chantal Thomas est universitaire, spécialiste du XVIIIe siècle. Son premier roman “Les adieux à la reine” l’a sortie du calme feutré des bibliothèques pour la projeter sous la lumière crue de l’actualité littéraire : prix Femina 2002 …



  • Personne n’est vraiment capable de dire ce que recouvre exactement l’expression “à l’américaine” pour qualifier un roman : les grands espaces, une manière de reposer son verre de whiskey, une dégaine de héros aperçu naguère dans “L…



  • Je tiens ce roman pour l’un des tous meilleurs livres de ces dernières années. La forme d’abord : de longs enchaînements de mots qui étirent les phrases, créant une houle qui vous pénètre et vous soulève, des phrases traçantes qui éclat…



  • Une femme et deux hommes plus ou moins liés : ce trio amoureux là – plus délicat que son cousin adultère, inspire de tout temps les artistes : on pense à “Jules et Jim” d’Henri Roche au XXe siècle mis en images par François Truffaut, …



  • Le choix d’un premier roman tient au hasard, qu’aucune unanimité de la critique n’est venue cette saison abolir. J’ai choisi celui-ci sur la seule base d’une interview prometteuse… Promesse tenue ! Tenue grâce à la réussite de l’int…



  • Mathias Enard prend plaisir à nous balader : hier Zone, 400 pages touffues privées de ponctuation - je l'avais pour ma part jugé illisible, aujourd'hui 150 pages alertes pour une lecture divertissante que l'on aimerait étirer. Ce roman, lui aussi…



  • Improbable ce roman ? Jugez-en ! Et un, peu banal l’épisode du confinement de cent seize Chinois et quelques – des commerçants pour l’essentiel – dans un village perdu des Abbruzes sous prétexte que leur pays est en guerre contre le Japon…



  • Rien ne me préparait à ce que la lecture d’un livre d’Alexandre Jardin ouvrît une réflexion mêlée de psychologie et d’histoire. Commençons par la micro-économie de l’affaire, à ranger sous la marque gidienne “Famille je vous hais…



  • Côté face sa suffisance indispose, côté pile son érudition impressionne, on ne peut cependant ignorer Sollers. Je l’ai abordé il y a quelques mois par un chemin pentu mais semé en son parcours de la beauté des fleurs : “Discours parfait…



  • Je m’étais promis de lire Les Sœurs Brelan (cf incise précédente), eh bien c’est fait et je ne regrette pas ma promesse. J’ai retrouvé le style Vallejo qui enflammait Ouest : originalité du thème, folie de l’intrigue, énergie du disco…



  • La bibliographie d’Alain Fleischer est drue et je n’en suis qu’à la lecture de trois de ses romans. Deux pentes de l’auteur s’en dégagent pourtant : l’attirance pour les jeunes filles que L’Amant en culottes courtes (2006) a ressentie…



  • La mort d’un enfant, le journal du père. Les quelques jours qui ont précédé la mort, les quarante huit heures fatales (meningitis fulminans), les obsèques, le deuil. L’exergue empruntée à Eric Fried, poète allemand dit : « Trouver encore…



  • Gustave Flaubert a rêvé d’écrire un livre sur rien, tenant par la seule force du style. Eric Chevillard l’a fait. Ce rien est une absence, celle de Dino Egger qui aurait accompli de grandes choses s’il avait vécu. Albert Moindre a son idée…



  • Jérôme Garcin verse une pièce supplémentaire à l’épais dossier des pertes irréparables. Selon une échelle virtuelle de l’irrémédiable, la mort d’un frère, d’une sœur gémellaire viendrait immédiatement après celle d’un enfant.…



  • Ces “petits” là ne sont pas ceux de la sulfureuse Christine Angot mais de la plus modeste et moins déjantée (j’imagine) Frédérique Clémençon. J’avais apprécié son avant-dernier livre, Traques, roman qui m’avait cependant laissé un…



  • La belle Étoile est un livre subtil et paradoxal, je pèse son commentaire au trébuchet. Son thème est la révolution, au sens du Grand Soir ; on pense alors à un récit de sang dans une prose de feu. C’est tout le contraire qui coule en vous d…



  • Dany Laferrière est cet écrivain haïtien à la noble et mâle figure qui est venu nous dire de sa chaude voix rocailleuse à nous Francophones, qu’il fallait éradiquer de notre pensée l’idée de malédiction – « Qu’a fait de mal ce pays…



  • Dominique Fernandez écrit dans Ramon – mon premier livre commenté sur le site Orange, le passionnant récit de la descente aux enfers (le PPF de Doriot !) de son père Ramon intellectuel brillant : « Je suis né de ce traître, il m'a légué so…



  • Pierre Pelot porte quelques-uns des stigmates de l’écrivain régionaliste mais son talent transcende l’étiquette, plutôt mal portée dans la France jacobine. Auteur prolixe (près de deux cent livres, semble-t-il, dans des genres variés) mais…



  • Le Fils et Tu verras… Je me suis accordé une pause entre les deux lectures, ces deux livres abordant mêmement la mort d’un fils rapportée par le père. Différence fondamentale pourtant : le premier est le récit d’un drame vécu, le second …



  • En version latine, cela s’appelle un faux-sens, pire que le contre-sens. Dans la vie courante (marchante !), on parle de faux-pas. J’ai acheté ce livre comme devant être drôle, une interview télé le laissait croire – l’auteur terminait s…



  • Si je me conformais à l’usage de la critique contemporaine, je me tairais sur ce roman qui ne m’a pas plu… Et pourtant, c’est un livre d’une certaine qualité. Fabienne Juhel d’abord : j’avais apprécié son roman précédent, L’Angl…



  • Depuis ses débuts, Jean Rouaud tire de sa vie l’essentiel de son œuvre. Il la place, sous le regard de la poésie et entreprend de la revisiter éclairée par son époque, annonçant une trilogie dont ce récit est le premier opus. Son histoire…



  • Une Haïtienne se souvient. Ursula Fanon se souvient de son enfance sauvageonne au pied "[des] mornes sèches du pays de Baie-de-Henne", entre terre et mer. Elle se souvient de sa mère qui s’est réfugiée une dernière fois dans la savane, l’ab…



  • François-Guillaume Lorrain. Narrateur, il tient un bon client, son père ; journaliste, il sait écrire et voilà un roman bien fichu selon une intrigue « modianesque » à front biaisé dans le Lyon de la guerre. Ce n'est pas le fils à la recherc…



  • J’apprécie le style désinvolte de Christophe Donner, sa manière d’entremêler son goût pour les histoires baroques et sa passion des courses et du jeu. J’étais resté sur le compte-rendu frappadingue du match Aubry - Royal au congrès du P…



  • Ce livre est une occasion perdue. Occasion oui, à l'aune de l'importance d'Hokusaï dans l'imaginaire japonais ; Les Trente-six vues du Fuji et La Vague sont au moins autant reproduites au Japon depuis deux siècles que L'Angélus de Millet en Fran…



  • Il y a des livres "universels" - je parle de bons livres, dont on ressent que son propre jugement puisse être partagé largement ; d’autres qui, par leur thème, leur style, leur format..., s'adressent à un public plus segmenté. J'ai parcouru ce…



  • Si vous aimez les fleuves tranquilles n’ouvrez pas ce livre, c’est un torrent glacé qui vous saute à la figure. Le personnage central, mari et père, est moins dépressif chronique qu’inapte à la vie, qu’elle soit sociale ou affective : il…



  • Christian Garcin s’amuse et le lecteur avec lui, entraîné dans un flot loufoque d’histoires à tiroirs qui racontent les aventures de « Zhu Wenguang – dit Zuo Luo , ou encore Zorro ». Ce n’est pas Tintin au Tibet mais Zorro en Chine. Zhu …



  • C’est la grâce de ce roman (lu d’une traite) de saisir le lecteur dès ses premières lignes et de l’emmener loin très loin, hors les sentiers battus jusqu’à une fin d’anthologie. L’argument est simple, pourquoi ne pas reprendre le pri…



  • "Dis-moi qui tu lis et je te dirai qui tu es"... Effectivement, j'ai lu dans le passé un ou deux romans d'Irène Frain et je n'ai pas envie de continuer, je laisse à d'autres sa Forêt des 29. A contrario je ne connaissais pas Jean-Marie Chevrier, …



  • Connaissez-vous Le Havre, cette ville-port, « plus grande sous-préfecture de France », savez-vous qu’elle est le berceau d’un nombre impressionnant de grands artistes, peintres bien sûr mais aussi musiciens et écrivains ? L’adolescence du …



  • En refermant ce roman, me sont venues à l’esprit les paroles de Jean Richepin mises en musique par Brassens, les Oiseaux de passage dont voici une strophe : Regardez-les passer ! Eux, / ce sont les sauvages. / Ils vont où leur désir le veut, / …



  • Ah Stéphanie ma collègue juré, je ne sais pas lire ce roman entre les lignes… Déjà qu’il est "borderline" et qu’il y est beaucoup question de lignes de diverses substances… Pardonnez-moi mais je m’empige ! Vous avez raison, il y a du f…



  • Colères après Le Chagrin paru en 2010. Lionel Duroy est vivant, psychologiquement atteint mais vivant et son autobiographie appelle une suite, écrite dans l'urgence précise l'éditeur. Oh, sur la couverture il est indiqué roman mais c'est son ro…



  • Voici un texte (court) conçu pour le “gueuloir”, ce lieu mythique où Flaubert soumettait ses écrits à l’expression orale. Alpagué par quatre vigiles pour avoir bu sur place une canette de bière prise dans les rayons d’un supermarché, u…



  • David Thomas s’était signalé à l’attention du jury Orange 2009 avec un recueil de textes piquants, La Patience des buffles sous la pluie (éditions Bernard Pascuito). lI passe de la maternelle au primaire (et chez Albin Michel !) avec ce premi…



  • Philippe Grimbert est psychanalyste (pas médecin) et romancier. Un Secret paru en 2004 et adapté au cinéma par Claude Miller, a fait grimper sa notoriété. On suppose que la psyché de ses contemporains constitue le matériau privilégié de ses …



  • Le mariage d’un mets et d’un vin est un plaisir gourmet, celui d’un roman et d’un atlas une caresse à l’esprit. J’aime voyager dans les livres, accompagné de la carte des lieux, a fortiori quand ils sont aussi éloignés de moi que dans…



  • Les Heures silencieuses est un roman d’une infinie délicatesse derrière laquelle se cache une violence retenue. Magdalena Van Beyeren épouse d’un armateur et négociant de Delft, nous ouvre son journal intime de la mi-novembre à la mi-décemb…



  • Je n’aime pas “sécher” un livre en quelques mots définitifs mais sonné par la lecture de celui-ci, je le fais comme on s’accroche à une bouée après avoir bu la tasse : Les Villes assassines est un poème en prose d’amour et de mort é…



  • Étonnante confrontation entre deux romans, Les Heures silencieuses et Les Villes assassines, qu’un bon hasard m’a fait lire le même jour : courts l’un et l’autre, écrits par des auteurs inconnus, une même musique (1,2 - 1, 2, 3, 4) dans c…



  • Sans qu’il y paraisse, sauf dans ses dernières pages, Eaux lentes sur Venise est un roman crépusculaire – ce qui, peut-être, explique le titre. La République de Venise est, pour l’éternité, la Sérénissime mais au XVIIIe siècle elle n…



  • Un cynique a déclaré un jour à une barre de tribunal que si la Justice payait un expert judiciaire au prix d’une femme de ménage, elle obtiendrait une expertise de femme de ménage. Je pensais à cette saloperie en refermant Intuitions : si l…



  • Ils me sont d’emblée attachants ces romans qui savent inscrire une histoire personnelle dans la grande Histoire. Ici, elle n’est pas des plus connues, ce qu’il advient de l’Indochine pendant la seconde guerre mondiale. Souvenez-vous : l’Ax…



  • C’était au temps où les gens connus n’étaient pas affublés du sinistre vocable de “people” – ce n’est pas la nationalité du mot qui me gêne mais ce qu’il recouvre, qui plonge la curiosité humaine dans un abîme de vulgarité et d…



  • Allons bon Yves, vous voilà en patarouf à propos de Colères. Je ne partage pas mais je comprends, Duroy est "spécial". Mais c'est un écrivain, un artiste, il a l'épiderme sensible, en l'occurrence ultra-sensible et ça descend jusqu'au derme : …



  • Voici un petit roman guilleret de rires et de larmes, des larmes qui sèchent vite et des rires qui grincent. Liza plaquée et paumée déménage, le beau déménageur fait son boulot ; il a en outre coutume d’assurer l’après-vente auprès de c…



  • Ah Stéphanie, "écrivain du tourment" j'en connais un autre : Emmanuel Carrère... Oui la course est lancée entre Emmanuel Carrère et Lionel Duroy. Avec Un roman russe, EC faisait la course en tête. Il rétrogradait avec D'autres vies que la mien…



  • Papa... est un livre sociétal qui aborde, c’est rare, le sujet de l’intégration des immigrés en France sous un angle romanesque. Les commissions, les rapports, les thèses, les mémoires, les essais abondent…, bref du sérieux du solide du l…



  • Derrière ce long titre, un mini-roman intimiste, une conversation affine et mondaine entre deux voyageurs. Elle et lui qui ne se connaissent pas, lient connaissance dans le train Paris-Lisbonne. Le paysage défile, les souvenirs affluent ; le train …



  • Valérie Zenatti est, entre autres activités littéraires, traductrice d'Aharon Appelfeld grand écrivain juif. La collection "Figures libres" des éditions l'Olivier lui propose, comme à d'autres la rédaction d'un auto-portrait incluant une figur…



  • Rachid Boudjedra, écrivain algérien dédie l'essentiel de son oeuvre à son pays déchiré, tour à tour conquérant et conquis.Voici la guerre d'indépendance esquissée au travers de la saga tortueuse d'une famille arabe et de la mémoire d'un so…



  • Des personnages pittoresques qui animent une histoire originale qu'accueillent des lieux privilégiés: Arles, le Lubéron, le Comté de Cork. Un bon cru donc ? Eh non, un roman hémiplégique: l'écriture...,elle est plate, une route droite sur la p…



  • La bourgeoisie bohème marque l'actualité des arrondissements de Paris, envahissant notamment le 9e comme une marée au pied de la Butte. Ce roman bavard est sa chanson de geste, Anne Plantagenet son Saint-Simon, qui connaît le quartier comme sa po…



  • Les romans de Jean Teulé grimpent dès leur parution vers le haut de la liste des meilleures ventes, ce dernier immédiatement derrière les Lévy et Musso de service. Je constate par ailleurs son succès auprès des médias qu’il envahit de sa fa…



  • Il m’a été difficile de trancher tant j’ai apprécié la qualité d’ensemble de la fiction française livrée de janvier à avril – je m’insurge contre l’idée d’une littérature hexagonale à la baisse, et tant les six finalistes mé…



  • J’ai voté pour Une lointaine Arcadie, j’ai pronostiqué une photo finish entre Les Heures silencieuses et Une lointaine Arcadie, c’est Un Silence de clairière qui est sorti de l’urne virtuelle… Et je suis très fier d’avoir participé …



  • Sur le ring du règne animal : à gauche, provenant du plus loin de l’évolution, toutes les espèces (moins une) rangées dans la catégorie des animaux et des bêtes ; à droite, ayant franchi quelque échelon supplémentaire sur l’échelle de …



  • Le box-office des livres me rappelle parfois à l’ordre, soit que je me lamente de ses nanars soit que j’y trouve l’idée d’une lecture hors mes sentiers battus. A entendre louer La Délicatesse, à le voir grimper au sommet dans son édition…



  • Voici un livre sorti des profondeurs – auteur inconnu éditeur modeste, qui nous emmène vers les hauteurs. Celles du Haut-Gévaudan qui unit Margeride et Aubrac entre Allier, Truyère et Lot. Jean Rodier possède une petite maison dans un hameau p…



  • Nuit du 17 avril 1975 : les Khmers rouges vident Phnom Penh de ses habitants, massacrés ou envoyés en rééducation dans les campagnes. « Les Jaunes sont devenus rouges[…] Un ou deux millions de Cambodgiens disparaissent, entre un quart et un…



  • Le livre mêle un récit personnel (dédié à Gaston) et un vagabondage biographique autour de Flaubert (Gustave). L'autre rebondit sur l'un qui interroge le premier. Au cœur du va-et-vient, une citation qui ne revient ni à l'un ni à l'autre mai…



  • Désemparé après une lecture décevante, soucieux de mieux connaître cet écrivain considérable dont je n'avais pas suivi la trajectoire, je suis parti aux nouvelles... L'essentiel des informations réunies est dans le roman : je peux affirmer …



  • Stéphane Audeguy a été l’hôte de la Villa Médicis à Rome et c’est au moment où il parcourait la ville, libéré des contraintes ordinaires, qu’il initiait ce livre. Il aurait pu écrire un essai historique ou bâtir une intrigue romanesq…



  • Une critique de Rom@ dans Le Magazine Littéraire m'apprend que ce titre baroque cache aussi une subtilité du langage informatique : ROM, soit "Read-Only Memory", mémoire morte disent les spécialistes en français, le cœur inaliénable du disque…



  • Je ne connaissais rien de Christian Oster autre que son nom mais l'argument de son dernier roman m'a donné l'envie de le lire, aimant "rouler" sur les routes départementales à la découverte des paysages de France, notamment du Massif Central. Le …



  • Né en 46, j'ai entendu les forges de l'Histoire ronfler à plusieurs reprises. La plus tragique reste la guerre de libération de l'Algérie qui a marqué mon adolescence en même temps qu'elle clôturait le règne colonial. On sait qu'une certaine…



  • Estelle Nollet est la reine Oxymore. Elle-même : belle jeune femme pétillante d'intelligence écrivant des horreurs... Des horreurs douces, une ironie caressante, une empathie piquante, un fantastique ordinaire. Voici son second roman – c'est im…



  • Charles Dantzig est un écrivain subtil brillant érudit… Je dis écrivain parce que son métier est l’écriture (il publie, il édite), je pourrais tout aussi bien dire esprit (subtil brillant érudit…) ou même personnalité. Si j’allais ju…



  • Je ne suis pas adorateur des yeux bleus et chemises assorties de Jean d'Ormesson lors de ses apparitions télévisées. J'ai cependant apprécié quelques-uns de ses écrits philosophiques qui manifestent un talent certain de prosélytisme de son go…



  • Baudelaire a suggéré que « la Révolution a été faite par des voluptueux ». Robespierre… je ne le jurerais pas ! Mirabeau, oui : voluptueux jusqu’à la débauche, voluptueux du pouvoir qu’il imaginait en monarchie constitutionnelle. A…



  • A la découverte de cet écrivain journaliste dont je n'avais encore rien lu, j'ai apprécié ce (cinquième) roman ; pour quatre raisons. 1- Son fond historique, que je ne connais pas particulièrement sauf dans sa partie la plus contemporaine qu…



  • David Foenkinos est l’écrivain contemporain de la légèreté. Le mot est pris dans son sens le plus aérien, la légèreté de la danse, celle qui vainc la pesanteur, qui extirpe de la lourdeur. Mieux qu’une qualité, c’est un style. Elle lu…



  • Imaginez un romancier à qui vient l'idée de raconter la rupture d'un quinquagénaire bourgeois parisien (le mufle!) et de sa maîtresse dont il apprend qu'elle le trompe à l'occasion de ses déplacements professionnels. De cette situation éculée…



  • On a beaucoup écrit sur le personnage, ses femmes, sa fille, son chien, son dernier mort... Antoine Laurain l'affuble de son chapeau. Le président oublie son emblématique feutre noir dans une brasserie parisienne (La Coupole ou Le Dôme?), récup…



  • A l'origine du monde, des hominidés, debout, avec un cerveau qui grossit au fil des millénaires. Les mâles engrossent les femelles à leur portée, les pères leurs filles, les frères leurs sœurs et leur mère. Ce peuple des cavernes constate au…



  • Marie Nimier a publié en 2008 Les Inséparables (Gallimard) traitant du même sujet, à savoir une amitié enfantine fusionnelle et son devenir à l'âge adulte. Chez elle, les deux inséparables le restent ; Kéthévane Davrichewy mène son récit…



  • J'ai toujours pensé que la tangente est la figure de réconciliation du géomètre et du poète : une courbe comme un sentier battu et soudain l'échappée vers l'infini, la perspective de briser l'enveloppe des obligations, la transgression hors …



  • La guerre d'Algérie est la marque tragique de l'histoire sur ma génération. L'épisode a accompagné mon adolescence et depuis, au croisement de l'histoire et de la littérature, j'essaye de comprendre. Le prière d'insérer de Colline 3 annonce…



  • Le doigt du malin qui désigne mes lectures m'a fait enchaîner ce "Bon rétablissement" et "La Liste de mes envies" de Grégoire Delacourt (JC Lattès)]. Je me venge de leur "sucrosité" [néologisme du vocabulaire œnologique] en liant les deux com…



  • Le doigt du malin qui désigne mes lectures m'a fait enchaîner "Bon rétablissement" de Marie-Sabine Roger (La Brune) et cette "Liste de mes envies" . Je me venge de leur "sucrosité" [néologisme du vocabulaire œnologique] en liant les deux commen…



  • "Cézanne peint" chante la groupie...Toussaint écrit ! Toussaint écrit. Il nous livre les lieux et les outils, les ressorts et les émois, forgeant l'idée éponyme du livre : l'urgence du dire et la patience du comment dire. A chaque écrivain …



  • Fausse bonne idée ou vraie mauvaise idée ? Je retiendrais la première formule : le point de départ séduit par son originalité. Expression d'une civilisation qui vénère le corps, il fallait bien qu'un écrivain, un jour, s'y colle. Las, le c…



  • Michaël Ferrier vit à Tokyo où il enseigne la littérature ; les livres que lui inspire son pays d'adoption sont remarquables. Fin connaisseur de la littérature japonaise, il s'inspire de Notes d'Hiroshima de Kenzaburō Ōe pour exprimer à coup…



  • Avant de lire ces Dames de Rome, j'ai lu en toute logique le volume qui le précède au sein de la trilogie La Reine oubliée, entreprise par Françoise Chandernagor : Les Enfants d'Alexandrie non répertorié ici, paru en 2011. Séléné, la dite …



  • Si vous avez manqué le début (cf Les Enfants d'Alexandrie) : Séléné, fille de Marc Antoine vaincu et de Cléopâtre dernière reine de l’Égypte pharaonique – tous deux suicidés et/ou assassinés, Séléné part à Rome dans les bagages d'…



  • Par ce nouveau tome de La Vie poétique de Jean Rouaud, je renoue avec la lecture de Comment gagner sa vie honnêtement (2011) déjà louée ici. Les voici de retour ces longues phrases mélodieuses de celui pour qui le saut du coq à l'âne appara…



  • Le premier roman à évoquer la malédiction du fauteuil 32, Le Fauteuil hanté, est paru en 1910 sous la plume de Gaston Leroux. Le célèbre feuilletoniste s'inspirait de la réalité de trois élus effacés de mort brutale dans les années précé…



  • L'intrigue, en parlerai-je tant elle paraît longtemps comme un prétexte ? Un écrivain quinquagénaire se regarde raconter un slalom amoureux entre une jeune personne à Montréal et, à Paris (et Strasbourg), une maîtresse et sa femme qui le qui…



  • Yves Mabon dont j'apprécie la pertinence depuis le jury Orange 2009 m'a recommandé la lecture de ce coup de cœur déniché dans la production du début 2012, c'est une belle trouvaille ! Au début du XXe siècle (guerre mondiale incluse), une …



  • Je ne connais pas Isabelle Autissier en tant qu'écrivain... Je ne la connais pas tout court, la mer m'est étrangère sauf à l'apprécier depuis la terre ferme. C'est d'ailleurs moins de mer que de terre dont il s'agit, de terre extrême : la Pata…



  • Jean Christophe Rufin parle au nom de son personnage pour écrire ce roman dédié à Jacques Cœur, entrepreneur au service de Charles VII dont il fut l'Argentier, précurseur de l'esprit de Renaissance au sortir de la Guerre de Cent Ans. L'auteur …



  • Je découvre ce jeune écrivain avec son second roman : c'est à mon tour la découverte d'un talent prometteur. Le livre est organisé en courts chapitres, eux-mêmes divisés en paragraphes nerveux enchaînant sans répit des séquences qu'éle…

ses livres pr�f�r�s

  • Ramon
    Fernandez
    Ramon
  • Moi, Sàndor F.
    Fleischer
    Moi, Sàndor F.
  • La diagonale du vide
    Péju
    La diagonale du vide
  • Jan Karski
    Haenel
    Jan Karski
  • Des hommes
    Mauvignier
    Des hommes
  • Le dernier crâne de M. de Sade
    Chessex
    Le dernier crâne de M. …
  • HHhH
    Binet
    HHhH
  • Le grand loin
    Garnier
    Le grand loin
  • Les insomniaques
    Villeneuve
    Les insomniaques
  • Lily et Braine
    Gailly
    Lily et Braine
  • L'écuyer mirobolant
    Garcin
    L'écuyer mirobolant
  • Les onze
    Michon
    Les onze
  • Dans ma peau : récit
    Fonclare
    Dans ma peau : récit
  • Bakou, derniers jours : récit
    Rolin
    Bakou, derniers jours : …
  • Confession d'un timide
    Vilain
    Confession d'un timide
  • L'entreprise des Indes
    Orsenna
    L'entreprise des Indes
  • Photo-photo
    Nimier
    Photo-photo
  • La fortune de Sila
    Humbert
    La fortune de Sila
  • Nagasaki
    Faye
    Nagasaki
  • Le Club des incorrigibles optimistes
    Guenassia
    Le Club des incorrigible…
  • Naissance d'un pont
    Kerangal
    Naissance d'un pont
  • Le siècle des nuages
    Forest
    Le siècle des nuages
  • Imitation
    Fleischer
    Imitation
  • Les insurrections singulières
    Benameur
    Les insurrections singul…
  • Kampuchéa
    Deville
    Kampuchéa
  • Rom@
    Audeguy
    Rom@
  • Retour à Killybegs
    Chalandon
    Retour à Killybegs
  • Colline 3
    Benyoucef
    Colline 3
  • Fukushima : récit d'un désastre
    Ferrier
    Fukushima : récit d'un …
  • La vie poétique, Vol. 2. Une façon de chanter
    Rouaud
    La vie poétique, Vol. 2…
  • La folie Giovanna
    Galpérine
    La folie Giovanna
  • L'amant de Patagonie
    Autissier
    L'amant de Patagonie
se souvenir de moi

rechercher
un auteur, un livre, un membre